‹ Le cielChapitre 20 sur 91 · MOUVEMENT DE TRANSLATION AUTOUR DU SOLEIL · texte numérisé non relu

MOUVEMENT DE TRANSLATION AUTOUR DU SOLEIL

Année. — Dimensions de l'orbite de la Terre. — Les saisons. — Inégalité des jours et des nuits, suivant les saisons et suivant les latitudes. — Zones et climats.

Le moiivement de la Terre sur son axe se manifeste à nous, comme on vient de le voir, par une rotation apparente de tout le ciel dans l'intervalle d'un jour.

Par une illusion semblable, le Soleil paraît décrire en une année, autour de notre planète, une courbe qui est en réalité parcourue par la Terre autour du foyer commun.

La durée exacte de cette révolution est de 365 jours solaires, 6 heures, 9 minutes, 10 secondes et 75 centièmes de seconde. Dans cet intervalle de temps, la Terre part d'un point de son orbite, se meut de droite à gauche ou d'Occident en Orient, et revient passer par le point de départ initial, pour accomplir indéfiniment et de la même manière son mouvement de translation.

Cette orbite n'est pas un cercle, mais bien une ellipse dont le Soleil occupe un foyer. Le rayon moyen de la courbe, c'est-à-dire la distance moyenne du Soleil à la Terre, mesure 1 53 500 000 kilomètres ; d'où Ton a déduit

pour la longueur de la courbe entière, 964 millions de kilomètres, où, si Ton veut, 241 millions de lieues.

La vitesse de la Terre le long de cette immense courbe est variable, mais en moyenne elle est de 30 550 mètres par seconde ^ De sorte que^ non-seulement nous tournons à tout instant en décrivant autour de Taxe terrestre des arcs dont la longueur, variable avec la latitude, peut s'élever à 464 mètres, mais encore nous sommes emportés dans Tespace avec une vitesse qui approche de 8 lieues à la seconde. Que Ton songe maintenant aux dimensions du globe, à la masse énorme de la Terre, et l'imagination restera confondue en présence de ce mobile gigantesque qui franchit l'espace avec une telle rapidité. Un calcul de deux physiciens contemporains, Helmholtz et Mayer, donnera peut-être une idée du prodigieux mouvement qui emporte notre globe. Ces savants ont cherché quelle serait la chaleur développée par le seul fait d'un arrêt brusque de la Terre dans son orbite, arrêt qui équivaudrait à un choc effroyable. Ils ont trouvé que cette chaleur suffirait pour fondre le globe tout entier, et pour en réduire une grande partie à l'état de vapeur.

S'il est vrai que la Terre se meuve ainsi dans une orbite fermée^ autour du Soleil relativement immobile, à mesure qu'elle marchera dans un sens en décrivant un certain arc de sa trajectoire, l'astre radieux semblera décrire un arc pareil en sens contraire. En sens contraire, quand on considère isolément les arcs décrits : mais si l'on compare, dans la figure 45, la courbe réelle décrite par la Terre avec la courbe apparente décrite par le Soleil, on voit tout de suite que les sens sont les mêmes. De sorte que le mouvement propre du Soleil, qui cause le retard de son

Page 1