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LES PHASES DE LA LUNE

rieur; c'est-à-dire que, relaliveraent à la Terre, la Lune est précisément à l'opposé du Soleil.

Depuis l'époque de la pleine Lune jusqu'à la nouvelle Lune suivante, la forme circulaire de la partie éclairée du disque décroît progressivement et finit par se présenter comme au début de sa marche, sous la forme d'un croissant fort délié. Mais alors c'est vers l'Orient que la convexité sera désormais tournée, de sorte que c'est toujours du côté du Soleil que regarde le demi-cercle terminant la portion éclairée.

Au milieu de l'intervalle qui sépare la pleine Lune de la période suivante , le dernier quartier donne une phase semblable au premier quartier, mais inversement située.

Dans cette seconde partie de la période lunaire ou Lunaison — c'est le mot propre — la position apparente de la Lune dans le ciel se rapproche de plus en plus de celle du Soleil. Vers les derniers jours, elle précède de très-peu son lever, jusqu'à ce qu'elle se confonde de nouveau dans ses rayons pour disparaître et ramener une Lune nouvelle, origine d'une nouvelle lunaison. La lumière cendrée redevient visible, après le dernier comme avant le premier quartier, au fur et à mesure de la diminution de la portion éclairée du disque.

Cette succession des phases de la Lune , qui se reproduit indéfiniment et toujours de la même manière, est la conséquence évidente du mouvement de la Lune autour de la Terre. On s'en rendra compte aisément, en examinant la figure 50, et l'on comprendra alors pourquoi

les phases des lunaisons successives sont précisément les mêmes, quand le Soleil, la Terre et la Lune occupent les mêmes positions relatives; tandis que si l'on rapportait aux étoiles la situation de la Lune, dans deux ou plu-

Fig. 50. — Orbite de la Luoe. ExpUcatioD des phaset.

sieurs phases consécutives identiques, on verrait qu'ello n'occupe pas le même point du ciel, qu'elle ne parcourt pas les mêmes constellations : ce qui tient à la fois et au mouvement de la Terre dans son orbite, et aux variations du mouvement de la Lune dans la sienne.

C'est en un peu plus de 29 jours et demi' que la Lune revient occuper la même position par rapport au Soleil et à la Terre : telle est la durée du mois lunaire ou de la lunaison.

Il faut ajouter que celte durée dépasse de plus de deux jours la durée d'une révolution entière, réelle, de la Lune dans son orbite', c'esUà-dire de sa révolution sidérale : cette diflérence provient principalement du mouvement propre de la Terre autour du Soleil.

En considérant la Terre comme immobile, la courbe que décrit autour d'elle son satellite est une ellipse dont

Fig. SI. — Dimensions il pparentes de la Lune, à ses dis^aces eilremes et moyenne de la Terre.

elle occupe le foyer. La distance des deux astres doit donc varier sans cesse, et par suite, le diamètre apparent de la Lune offrir des variations inverses ; c'est ce que constatent les observations et les mesures micrométriques de ce diamètre.

Je vais donner ici quelques nombres propres à préciser les variations dont il vient d'être question.

La plus grande distance de la Lune à la Terre s'élève à 64 fois environ le rayon équatorial de notre globe. On dit alors que la Lune est à son apogée. A l'époque du péri-

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