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I. Cent la 3500* p&rtie du poids du Soleil

surface du globe de Saturne soit tout entière liquide? Non, sans doute, puisqu'il y a sur notre planète des solides de densité moindre encore. A dire vrai, Ton n'a pas à cet égard de données positives.

Le mouvement de rotation de Saturne a été constaté par l'observation des bandes obscures qui sillonnent le disque dans un sens parallèle à son équate.ur : quelques inégalités de ces bandes, par leurs retours périodiques, ont permis de calculer la durée de la rotation, durée qui est de 1 0 heures 29 minutes.

Voilà donc encore une gi*osse planète, dont la période de rotation n'est pas moitié de celles de Mercure, de Vénus, de Mars et de la Terre. Le jour et la nuit s'y succèdent de cinq en cinq heures, en moyenne. Mais la longueur de l'année, , qui ne comprend pas moins de 2463 1 rotations complètes — 24630 jours solaires de Saturne — est cause que les saisons modifient très-lentement les durées des nuits et des jours.

Quant aux saisons mêmes, elles sont beaucoup plus variées que sur Jupiter, puisqu'en raison de l'inclinaison assez considérable de l'axe sur le plan de l'orbite (64 degrés environ) Saturne présente au Soleil tantôt l'un, tantôt l'autre de ses pôles de rotation. Pour un même lieu de la surface de son globe, les hauteurs du Soleil sur l'horizon sont donc plus variables encore que sur la Terre : mais si l'on veut se faire une idée des changements de température qui en sont la conséquence, il est important de remarquer que la hauteur dont nous parlons varie avec une lenteur trente fois plus considérable que sur notre globe. Chaque saison de Saturne dure plus de sept de nos années, et il y a près de i 5 ans d'intervalle entre les équinoxes d'automne et de printemps, comme entre les solstices d'hiver et d'été.

D'^rta les obMmtioni do Bond , de Slmve et les desûns de Wanen de U Rue ; novembre IS&l el man 18S6-

Mais on n'aurait qu'une idée incomplète des phénomènes que présentent les jours, les nuits et les saisons de Saturne, si l'on ne tenait pas compte des modifications produites dans ces éléments par l'existence des appendices annulaires dont cette magnifique planète est entourée, et par la présence sur ses divers horizons des huit satellites ou lunes, qui l'escortent dans son long voyage de trente ans.

Les dessins de la planche XVII montrent Saturne tel qu'il a été observé, à un peu plus de trois ans d'intervalle, on deux points de son orbite assez éloignés pour modifier sensiblement ses positions, relativement à la Terre et au Soleil; tous les détails du disque et des anneaux que permettent d'apercevoir les plus puissants instruments, s'y trouvent reproduits.

A l'origine de la découverte de cet étrange système, I<*s lunettes venaient d'être inventées. La faiblesse de ces instruments «jeta Galilée, dit Arago', dans une grande peri)lexité. Une lettre au grand duc de Toscane nous apprend que Saturne lui semblait tricorps. « Lorsque j'observe Saturne, y dit-il, avec une lunette d'un pouvoir amplicatif de plus de trente fois, l'étoile centrale parait la plus grande, les deux a.utres, situées l'une à l'Orient, l'autre à l'Occident, et sur une ligne qui ne coïncide pas avec la direction du zodiaque, semblent la toucher. Ce sont comme deux serviteurs qui aident le vieux Saturne à faire son chemin et restent toujours à ses côtés. Avec une lunette de moindre grossissement, l'étoile paraît allongée et de la forme d'une olive. »

Plus tard, Saturne parut isolé à l'illustre astronome, et parfaitement rond. Il regarda ses observations précédentes comme des illusions d'optique.

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