‹ Le cielChapitre 52 sur 91 · PI.. XXXI · texte numérisé non relu

PI.. XXXI

I. Amu de « de la Croii. — 2. x de Pégase. — 3. 61' du Cygne. — 4. S du Serpent.

— 3. T d'AndromJrde. — 6. n de CiMiopée. — 7. Stoilc double du Nsvire. — 8. 3! de l'Eridan, — 9. a de Casii-ipic. — 10. p du Cygne. — ]]. f du Lion. — |2. a d'Hercule.

— 13. D de Penée.

Quant à la cause de la coloration des étoiles et à celle des changements de nuances, elles sont encore inconnues. « C'est au temps et à des observations précises, dit Arago , à nous apprendre si les étoiles vertes ou bleues ne sont pas des soleils déjà en voie de décroissement ; si ]es différentes nuances de ces astres n'indiquent pa^ que la combustion s'y opère à différents degrés. » Tout ce que l'on peut dire, c'est que les espaces célestes, loin d'offrir l'immuabilité et l'immobilité, sont le théâtre de mouvements incessants et de transformations continues. L'étude des étoiles variables , des étoiles nouvelles ou temporaires qui ont apparu subitement pour disparaître de même, va nous fournir encore une preuve décisive de cette vérité si longtemps méconnue.

Changements périodiques d*éclat de Mira de la Baleine, et d' Algol de Persée. — Autres étoiles variables. — Explications de ces changements ; hypothèse de la rotation des étoiles.

Il y a, dans la constellation de la Baleine, une étoile marquée ; sur les cartes, de la lettre grecque o (omicron] et que les astronomes connaissent aussi sous le nom latin de Mira , la merveilleuse. Cette étoile est depuis longtemps remarquée , à cause des variations périodiques de son éclat. A chaque intervalle de onze mois, elle passe par les phases suivantes :

Pendant quinze jours, elle atteint et conserve son maximum d'éclat, qui en fait une étoile de seconde grandeur. Sa lumière décroît ensuite pendant trois mois, jusqu'à devenir complètement invisible non-seulement à ToBil nu, mais même dans les instruments ^ Elle reste dans cet état pendant cinq mois entiers, après lesquels elle reparait, pour croître d'une manière continue pendant trois autres mois. Sa période est alors achevée, et elle atteint de nou-

1 . Nous sommes surpris qu'on n'ait pas poussé les observations de cr singulier astre, pendant la période d'invisibilité, avec les instruments les plus puissants. On sait seulement qu'elle est, alors, au-dessous de U onzième grandeur.

veau son maximum d'éclat, pour passer une seconde fois par les mêmes phases.

Ces variations singulières sont connues depuis la fin du seizième siècle, mais la mesure exacte de la période n'a guère été effectuée qu'un siècle après. On la connaît aujourd'hui avec une grande précision, et on l'évalue à 331 jours, 15 heures et 7 minutes.

A la vérité, on a découvert aussi des irrégularités dans la période de Mira, mais ces irrégularités mêmes sont soumises à une périodicité qui rend le phénomène plus intéressant encore. Le plus grand éclat ne la range pas non plus toujours dans la même grandeur. Quelquefois elle ne dépasse guère la quatrième, tandis qu'à certaines époques, en 1799, par exemple', sa lumière a été presque aussi brillante que celle des étoiles de première grandeur : elle était à peiue inférieure à l'œil du Taureau.

Mira n'est pas le seul exemple du changement périodique d'éclat de la lumière stellaire ; et ta durée des variations n'est pas toujours aussi longue. Algol, dans la Tête de Méduse, constellation de Persée (tîg. 134), est au moins aussi intéressante que Mira de la Baleine, mais sa période est beaucoup plus courte

el elle n'est jamais invisible, *" .'.tiS.'ïï..'"'* même à l'œil nu. Étoile de seconde grandeur pendant deux jours et treize heures et demie, elle décroît soudain, et en trois heures et demie

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