‹ Le cielChapitre 8 sur 91 · PL. I · texte numérisé non relu

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et la tête dans rhémisphère sud, tous les mouvements au* raient paru intervertis, c'est-à-dire auraient lieu de gauche à droite, sans cesser d'être, d'ailleurs, au point de vue qui nous occupe, parfaitement identiques\ Ainsi, rappelonsnous une fois pour toutes ce fait capital de l'astronomie solaire, que les mouvements, soit de rotation, soit de révolution, des planètes et de leurs satellites s'effectuent tous dans le même sens, de droite à gauche, ou d'Occident en Orient.

Les courbes idéales décrites par les diverses planètes autour du Soleil considéré comme immobile, sont des courbes planes, à peu de chose près du moins. Cela revient à dire que le centre de chaque globe planétaire, dans son mouvement autour de l'astre central, reste toujours sur un même plan. Ce plan prolongé passe d'ailleurs par le centre du Soleil. Mais les plans de ces orbites ne coïncident pas entre eux ; ils se trouvent diversement inclinés sur celui de la Terre pris comme terme de comparaison ; d'où il résulte que chaque planète décrit une moitié de son orbite au-dessus du plan de l'orbite terrestre, et l'autre moitié au-dessous. Les inclinaisons, représentées en vraie grandeur dans la figure II de la planche que je viens de citer, sont d'ailleurs peu considérables, et il en résulte que, vues de la Terre, les planètes principales circulent dans une zone étroite de la voûte céleste : c'est cette zone qui a reçu le nom de Zodiaque.

1 . C'est pour n'avoir pas compris cette convention bien simple, c'est pour ne s*être pas douté de ce que signifient ces mots : fe sens cTun mouvemetU circulaire que des auteurs ont cru devoir signaler au public ce qu'ils appellent les Erreurs des astronomes. Un style facile et d'une clarté toute apparente, quelques sophismes habilement présentés, et sans doute avec bonne foi , ont donné un moment quelque crédit à des théories astronomiques très-innocenteS| mais en parfaite contradiction avec le bon sens et les faits.

Le système solaire vu par sa tranche, et de profil pour ainsi dire, se présenterait donc, pour un observateur situé à une grande distance au delà de ses limites, sous Tapparence d*un groupe de forme allongée, ayant à son centre un point lumineux, le Soleil, et de part et d'autre une multitude de petites étoiles d'inégal éclat, les planètes et les satellites, oscillant le long de trajectoires presque rectilignes.

Après avoir tracé le tableau d'ensemble du groupe des corps célestes qui nous intéresse le plus, puisque notre globe est Time de ses molécules constituantes, nous allons les décrire chacun en particulier, étudier leurs mouvements propres, et, à l'aide des documents fournis par les observations persévérantes des astronomes modernes, pénétrer, s'il est possible, jusque dans leur plus intime constitution.

' A tout seigneur, tout honneur. Commençons par le Soleil.

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