LES PETITS ANES DE LA PLAGE
Car, tous ces gens avec leurs livres, Avec leurs bagues, leurs grands airs, Que font-ils donc, ces gens si fiers Aux enfants desquels on les livre ?
Ils ne font rien. Le ciel pour eux Fut complaisant : ils sont heureux...
Et, les bons ânes, sans rancune, Oubliant la vieille infortune.
Les coups, les repas hasardeux, Trouvent meilleurs ces jours de lutte Et regrettent la morne brute Qui peinait, du moins, auprès d'eux.
Septembre 1913.