LES DEUX INFINIS
J.es nuages s'en vont, voiles lentes et blanches Dans les cieux qu'on dirait des océans calmés, Et la voile, nuage aux blancheurs d'avalanches, Frôle la mer, ce ciel aux vœux toujours clamés.
<4el et mer. Les rivaux de l'infini s'épanchent, guettent en jaloux et veillent sans chômer ; I-es cieux conciliants sur l'océan se penchent, ^^••is l'océan rageur ne veut pas désarmer.
Et, toujours, entre eux deux le duel recommence J Le ciel calme, la mer bavant comme un venin Son écume vers lui, d'un calme léonin.
Parfois le ciel dépêche à ce flot en démence
Un grand oiseau de paix. L'oiseau part en éclair, i
Puis porte aux cieux songeurs le refus de la mer. -