LES BAISERS
Ah ! le preniior Que vous aimiez, C'est un ramier
Timide, Très hésitant Quand vient l'instant De voler dans
Le vide ;
Et l'autre, c'est Un vol pressé Très efïacé
D'aronde Dont l'aile en feu Écorche un peu Le repli bleu
De l'onde ;
Les autres sont De gais pinsons Dont les chansons
Sont brèves, Qui, sans-souci, Là-bas, ici.
Passent ainsi
Qu'un rêve.
Puis les baisers Apprivoisés, Nombreux, osés.
Se rendent.
Essaims fougueux De moineaux gueux.
Venus des cieux,
Par bandes.