‹ Le ciel dans l'eau, poèmes et théâtreChapitre 41 sur 76 · EFFET DE LUNE · texte numérisé non relu

EFFET DE LUNE

e ne vous aimais pas ; vous teniez en mon âme •'humble place qu'on laisse aux amis d'un moment ; e vous disais les mots qu'on dit à toute femme... fais, ce soir, le soleil se couchait lentement.

-n ais comme il convient en très profonde estime otre rare beauté qui ne me touchait pas. ndais à vos yeux un tribut légitime...

ce soir, un rayon tombait sur votre bras.

Vous me plaisiez. — J'avais cette délicatesse D'exagérer pour vous en moi le troubadour. Je vous faisais alors la cour par politesse. Et je vous en aimais un peu moins chaque jour.

Parfois la tolérance étrange d'une mode M'avait appris de vous plus qu'on en doit savoir — Mais jamais le désir autour des cœurs qui rôde ♦ N'est entré dans mon cœur ces soirs-là. Mais, soij

Une étoile accrochait à la plus haute branche Son sourire de petit astre transparent, La lune se leva sans doute un peu plus blanche ; Ce soir, des autres soirs, était bien différent.

Votre voix met de l'or dans les rnots qu'elle lance. Pourtant je n'écoutais que les mots autrefois. Ce soir, l'air m'a paru plein d'un grave silence ; Vous vous taisiez. — Je n'entendais que votre voix.

La nuit vint. Elle fut, plusi^ue d'autres nuits, clain Je ne vous aimais pas, voilà la vérité ; Vous aviez contre vous tout ce que, pour vous pl.' J'avais auprès de vous laissé de dignité.

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