PROLOGUE
Pour II était une Bergère...
représenté dans un décor de palais.
Il était donc une bergère — Et cette histoire-là vous a L'air un peu d'être mensongère — Qu'aucun fils de roi n'épousa.
Il était un berger de même, Qu'une reine n'enleva point.
Ne. croyez pas que je blasphème, L'auteur est très net sur ce point.
Ayant consulté le grimoire D'un très savant et vieux chartreux, Ces bergers donc, nous dit Rivoire, Tout simplement s'aimaient entre eux.
Ils s'aimaient sans voir là de crime Et sans penser que ces façons Faisaient jusqu'au bout de la rime Rougir les plus vieilles chansons.
Qu'il est admis et légitime
Qu'en gardant ses moutons, ron-ron...
Toute bergère qui s'estime
Ne doit rêver que d'éperon.
Et que s'unir sans équipages, Entre proches, loin des tournois, Cela fait gémir dans leurs pages Tous les beaux contes d'autrefois.