RUPTURE SPONTANÉE DES ASTRES. 19S
subie, suivant la théorie île Loplace, par les anneaux île la nébuleuse originelle. L'opposition est due à la différence d'état physique de la matière qui élait fluide au début, et qui à la fin est solide.
Peut-être celte distribution pourrait-elle être vérifiée expérimentalement par une modification convenable de la belle expérience do 51. Plateau : il suffirait de remplacer l'huile qui constitue la sphère et son satellite par une substance pouvant se solidifier et éprouver un reirait suffisant.
Il résulte de ces déductions successives que les méiéoriles sont en définitive le produit de la désagrégation (par suilc du refroidissement porté à sa dernière limite) d'un petit satellite que la terre voyait autrefois graviter autour d'elle.
Cette hypothèse, complètement différente de loules celles qu'on o proposées jusqu'ici, satisfait à toutes les conditions que M. Faye, dans un travail digne de ht plus haute attention, impose aux hypothèses, a On pourrait, ce me semble, dit le savant astronome', distinguer en deux classes les hypothèses : celles qui procèdent d'une sorte de divination et celles qui naissent du raisonnement appliqué à un sujet donné. L'histoire des sciences nous montre que les premières
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1% GEOLOGIE COlHMItËE.
aboutissent rarement à la vérité. Quanti elles se présentent à l'esprit, c'est en général que l'esprit n'a réussi ù se concentrer <|ue sur le Tait lui-même qui le préoccupe. Lorsqu'il suit l'autre marche, c'est qu'il a réussi à entrevoir tles rapports enlre ce fait et d'autres phénomènes plus ou moins éloignés. Sans doute le génie supprime souvent les intermédiaires, et arrive au but sans laisser voir d'abord le chemin franchi; mais bientôt, avec de la 'réflexion, quand on a sous les yeux le point do départ et celui d'arrivée, on rétablit la marche qu'il a dû suivre, quelquefois à son insu. Celte sorte do restitution sert, ù son tour, d'exemple, de guide, de méthode aux simples travailleurs qui, comme moi, se posent un problème difficile avec le vif désir d'arriver aussi à la vérité. Mais, de quelque manière qu on s'y prenne, par une intuition rapide ou par un raisonnement lent, il faut avoir constamment devant les yeux, celte condition générale sinon absolue : l'hypothèse à laquelle on se trouve conduit doit être susceptible d'une vérification expérimentale, b
Do plus, l'hypothèse que nous proposons parait ofTrir l'avantage de rattacher un phénomène naturel à une cause générale, an lieu d'en faire le témoignage d'un véritable désordre dont rien autre chose ne justifierait la supposition. Elle nous montre en