PRÉDICTION DES
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durée des éclipses totales de Soleil sont assez contradictoires ; cependant, la hauteur du baromètre parait légèrement affectée par le passage de l'ombre de la Lune.
Quant au vent de l'éclipse , c'est-à-dire au courant d'air qui, au dire de beaucoup d'observateurs, se fait sentir au moment de la totalité, il parait dépendre beaucoup d'une foule de circonstances locales.
D'après les observations de MM. H. H. Clayton, de l'observatoire du Harvard College, il aurait un maximum de vitesse avant la totalité, un minimum immédiatement après, et un second maximum vers la fin de l'éclipse.
Il y a là, on le voit, toute une moisson de documents à recueillir et d'observations du plus haut intérêt à faire au cours des éclipses prochaines.
La température et l'humidité de l'air sont très nettement modifiées par le passage de l'ombre de la Lune; par rapport à la marche ordinaire de ces phénomènes, la première baisse, tandis que la seconde s'élève. L'abaissement maximum de la température n’a, d’ailleurs, pas lieu au moment de la totalité : en vertu de « l'inertie thermique » de l'air, le minimum thermométrique n'a lieu qu'environ dix minutes après la totalité.
Quant aux phénomènes magnétiques où électriques de l'atmosphère au cours des éclipses totales, tout est à faire, à peu près, dans ce sens, et l’on ne connaît presque rien sur ce sujet.
Il est certain qu'il doit y avoir quelque chose : les propriétés magnétiques et électriques du Soleil ont une indiscutable répercussion sur les phénomènes terrestres, et l'occultation du disque solaire par la Lune doit modifier cette action.
Par exemple, en refroidissant l'oxygène de l’air, l'ombre de la Lune augmente les propriétés magnétiques de ce gaz; en modifiant le régime des ondes hertziennes que le Soleil émet peut-être, elle peut rendre les couches supérieures de l'atmosphère plus aptes à laisser passer les courants produits par l'induction de la Terre. Pendant l'éclipse totale de 1919, l'observatoire de Meudon a pu percevoir des signaux radiotélégraphiques qu'il ne perçoit pas en temps ordinaire.
106. Prédiction des éclipses du Soleil. — La période de 18 anset 11 jours, qui servait aux anciens astronomes à prédire le retour des éclipses de Lune, semble à priori pouvoir servir de même à la prédiction des éclipses de Soleil.
Cependant, il n’en est rien.
Cette période peut bien servir à indiquer d'avance qu'à telle ou telle époque il y aura une éclipse de Soleil; mais elle ne
peut, en aucune façon, faire savoir si l’éclipse sera visible ou non dans un lieu déterminé, et, dans le cas où l'éclipse y serait visible, elle ne peut pas nous donner d'indication sur le degré d'importancequ'elle doit avoir.
Cela tient à la différence, que nous avons déjà signalée, entre les éclipses de Soleil et les éclipses de Lune.
Une éclipse de Lune, en eflet, tient à ce que la Lune, abritée dans le cône d'ombre dela Terre, perd réellement toute sa lumière :
une telle éclipse est donc visible de tous les points où la Lune se trouve audessus de l'horizon.
Dans une éclipse de Soleil, au contraire, l'astre ne perd aucunement sa lumière qui lui est propre etqu'il rayonne de par sa nature même. La Lune, en venant se placer entre lui et la Terre, cache une partie de son disque lumineux aux observateurs placés sur le sol, et cette portion du disque solaire ainsi cachée par la Lune est plus ou moins grande suivant que l'observateur occupe, à la surface du globe terrestre, telle ou telle position.
La période de 18 ans et 11 jours n'étant, ainsi, pas absolument rigoureuse et la rotation de la Terre amenant successivement diflérents lieux du globe dans la direction du cône d'ombre portée par la Lune, on comprend que les éclipses de Soleil qui se produisent en un lieu déterminé, dans l'intervalle de 1S ans et 11 jours, puissent ne correspondre en aucune manière à celles qu'on y a observées dans l'intervalle de temps de mème durée, précédant immédiatement celui dont il s'agit.
Aussi les astronomes de l'antiquité, qui ne connaissaient pas avec assez de précision les mouvements des astres pour arriver, par d’autres moyens, à la prévision des éclipses, se sont-ils toujours contentés de prédire les éclipses de Lune. Is n'avaient
F1G. 98. — Le CYCLE des éclipses de Soleil (le SAROSI.
A TRS
Le CONE D'OMBRE de l'éclipse de 1912, — TOTALE sur l'Atlantique, en T, elle était à la LIMITE de totalité en O, où la pointe du cône effleurait juste la surface terrestre (au voisinage des Sables-d'Olonne) ; à partir de cet instant, elle devenait graduellement ANNULAIRE à partir du premier point A
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