HAUTEUR
FIG. 11. — L'épaisseur de l'écorce terrestre, ses saillies (E) et ses creux (O) EXAGERES 20 FOIS par rapport au rayon de la Terre
niveau des mers ! On peut donc affirmer que, par rapport aux dimensions du sphéroide terrestre, les inégalités de sa surface sont absolument négligeables. On les a, quelquefois, comparées aux rugosités de la peau d'une orange ; rien n'est plus inexact que cette comparaison, car les rugosités de la peau d'une orange correspondraient à des montagnes 50 fois plus élevées que les plus hautes montagnes de la Terre (V. figures ci-dessus).
10. Remarques sur l'isolement de la Terre.— Une dernière remarque est à faire au sujet de l'isolement de la Terre dans l'Espace, isolement qui a quelque chose de mystérieux et, en apparence, d'incompréhensible.
Quelle est la nature de la force qui dirige et soutient ainsi la Terre au milieu de la multitude infinie des autres corps célestes ?
Nous nous occuperons plus tard de cette importante question, quand nous parlerons de la « gravitation universelle ». Pour le moment, contentons-nous de faire appel à une comparaison, et réfléchissons que la position isolée de la Terre a quelque analogie avec celle d’un boulet de canon, isolé dans l'espace pendant qu'il parcourt sa trajectoire après avoir quitté la pièce qui l’a lancé.
Il peut donc arriver que, comme le projectile, la Terre soiten mouvement, sous l'action d’une certaine force qui la maintient sur sa route. Nous verrons dans un prochain chapitre qu'il en est eflectivement ainsi.
Et alors il faut prendre garde aux apparences qui résultent d’un mouvement. Tout le monde sait, en elet, que lorsque deux corps sont en mouvement relatif, Fun par rapport à l'autre, ce mouvement peut étre envisagé, ou comme un mouvement du premier par rapport au second, où comme un mouvement du second par rapport au premier,
On a une application de ce fait quand, dans une gare de chemin de fer, on est assis dans un train à coté duquel est garé un autre train, Au moment où l’un deux se met lentement en marche, on ne sait pas si c’est le train dans lequel on est assis ou bien l’autre qui est en mouvement, et il faut, pour s'en assurer, prendre des repères indépendants des deux trains. C’est la considération de ce fait qui à été le point de départ des études du fameux principe de relativité.
Si donc la Terre est animée d'un ou de plusieurs mouvements, il faudra en tenir compteau point de vucdes apparences que nous présente le mouvement diurne du ciel,
Nous allons voir précisément dans le chapitre suivant que