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DES BOLIDES

TRAJECTOIRE et ECLATEMENT d'un bolide dans le ciel.

toujours à l’intérieur des plus anciennes, et que le projectile occupe constamment le centre de la plus petite. Nous en avons figuré trois seulement; dans la réalité des choses, il y en a une in/finité, occupant toutes les positions intermédiaires.

Les ondes sonores progressent donc « en formation massive », si l’on peut ainsi dire, dans le sens du projectile, et avec une vitesse supérieure à la sienne. L'épaisseur de ce « front d'ondes » augmente ainsi graduellement à mesure que le projectile progresse vers la droite; de-sorte qu'un observateur placé en un point O, par exemple, percevra les ondes avant l'arrivée du projectile et en sera averti par un sifflement.

Voilà ce qui se passe avec un projectile lent. Examinons maintenant le cas du projectile rapide, c'est-à-dire animé d'une vitesse supérieure à celle du son.

Figurons un projectile P, animé d’une vitesse de 1 000 mètres à la seconde; marquons, comme précédemment A, B, C, les trois positions qu'il occupait aux trois secondes précédentes, ainsi que les trois ondes sonores sphériques en A’, B', C', que son passage en ces points y a successivement fait naitre. On voit immédiatement la diflérence d'aspect des deux figures. Ici, les ondes sonores ne sont plus enfermées les unes à l'intérieur des autres. Elles se recoupent entreelles ; maïs les sphères qui figurent ces ondes au bout des temps respectifs de 1,2,3 secondes avant le moment où le projectile est en P sont toutes tangentes à un cône dont le projectile P occupe

et d Ondes balistiques : cas d'un projectile RAPIDE,

constamment le sommet. Le projectile entraine donc avec lui ce cône d'air, comme une culasse gazeuse, et cette culasse laboure l'atmosphère en même temps que le mobile qui lentraine. Dans la direction transversale, AA! ou CC', la géncratrice du cône, restant toujours parallèle à elle-même, se propage avec la vitesse du son.

A l'extérieur du cône, l'air qui n'a pas encore été troublé par ce phénomène de propagation est encore calme. A l'intérieur

du mème cône, l'air est redevenu à peu près calme. Toute l'agitation de l'air se trouve donc localisée dans cette mince pellicule gazeuse qui forme la surface latérale du cône. L'air y est comprimé à l'état permanent. Donc, à l'inverse de ce qui se passe dans le cas du projectile lent, toutes les énergies sonores mises en jeu par l'intrusion du projectile à travers l'atmosphère, au lieu de se disperser sur un front sphérique, sont accumulées dans une couche conique très mince où l'air est à une forte pression.

On a réussi à photographier, à l’aide de l’étincelle électrique, ces «gaines d'air »

autour d'une balle de fusil. Les montrent qu'il ya,en réalité, deux amorcées par le projectile; lapremière part de la tête, la seconde du culot,et elles

épreuves

gaines

se succèdent si rapidement que leur arrivée à l'oreille ne produit qu'un bruit unique.

On voit qu'un observateur qui serait placé en O, sous la trajectoire, entendra un claquement très intense

et très bref au moment où l'onde balis

ONDES AERIENNES entrainées par une balle de fusil ; d'après une photographie de Mach

tique, c'est-à-dire le cone PC", atteint son oreille. Mais ce bruit ne vient pas de la direction P du projectile ; il vient du point B par lequel le projectile a passé deux secondes auparavant. Le projectile a donc largement dépassé l'observateur et se trouve à 2000 mètres sur sa droite.

Ces principes étant ainsi rappelés et illustrés d'exemples, il est facile de comprendre par quel mécanisme a lieu la détonation des bolides.

Grâce à leur énorme vitesse, qui est égale à plus de 90 fois celle des obus de l'artillerie, les bolides, maleré le ralentissement que leur impose la résistance de l'air, conservent, sur la plus grande partie de leur trajectoire, une vitesse supérieure à celle du son, Par conséquent, lorsqu'un observateur entend un bolide, celui-ci est déja passé et se trouve déjà très loin de lui Et si le bolide se divise en morceaux, le « fracas » que l’on observe n'est pas dû à l'explosion de l'acrolithe, mais est causé par le passage de ces ondes coniques d'air comprimé qui accompagnent, dans leur trajectoire, tous les projectiles animes d'une très grande vitesse,

LE CIEL ÉTOILE, UN SOIR D'HIVER, DANS L'HEMISPHERE NORD. — LA PLUS BRILLANTE ÉTOILE DU CIEL : SIRIUS,

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