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LES ÉTOILES ET LES MONDES STELLAIRES, LES NÉBULEUSES

149. Les constellations. — La voûte céleste, « apparence » sous laquelle le ciel se présente à nos regards, se montre comme une sombre coupole sur laquelle serait fixée une multitude de points brillants, dont les distances respectives, au moins au cours d'un premier examen, paraissent invariables ; ces points sont les étoiles.

Malgré la difficulté, insurmontable en apparence, qu'il y a à les compter et à les reconnaitre, les astronomes y sont cependant arrivés, grace aux différences d'éclat qui caractérisent les diverses étoiles, grace aux positions qu'elles occupent les unes par rapport aux autres, grace aussi aux groupements caracteristiques qu'elles forment sur la surface du ciel, et auxquels on a donné le nom de constellations.

On a attribué à ces constellations, dès l'antiquité, des noms

mythologiques ou des noms d'animaux, suivant la figure dont les lignes qui en joignent les étoiles constitutives dessinaient ou rappelaient vaguement les contours, par exemple : Pégase, Andromède, la Grande Ourse, Orion, le Centaure, etc. Ptolémée en comptait KS, Savoir : 21 au nord, 15 au midi, 12 pres de l'équateur, is la région intermédiaire, constituant ce qu'on appt Ile | haque.

Ces grou ent toutefois, ne sont dus qu'à uneflet de perspective * étoiles peuvent parfaitement se projeter

l'une au voisina iutre sur la voûte céleste et paraissent faire ainsi part distance peut en kilomètres.

Comme deux con ns voisines ne peuvent pas s'em-

mem

constellation, alors que leur norme et égale à des milliards de

boîter exactement l’une dans l’autre, il y avait dans le ciel, tel que l'avait peuplé Ptolémée à l'aide de ses constellations, beaucoup d'espaces non dénommés, n'appartenant à aucune des constellations primitivement définies et contenant cependant des étoiles, que les anciens appelaient, pour cette raison, des étoiles informes.

Les astronomes ont constitué, à l'aide de ces étoiles informes, de nouvelles constellations auxquelles ils ont donné des noms d'instruments de physique ou d'astronomie : le sexlant, le micromètre, la machine électrique. ete. Cela porte à environ 120 le nombre des constellations connues aujourd'hui et cataloguces.

Il est assez difficile, sinon impossible, de reconnaitre, dans les groupements d'étoiles que l'on peut observer sur le ciel, les figures mythologiques ou autres qu'y avaient vues les astronomes d'autrefois.

Jadis, pour désigner une étoile, on disait le pied du Centaure où l'œil du Lion, etc., Suivant la place qu'elle occupait dans la figure que la constellation visée était censée représenter. Plus tard, on a donné, dans chaque constellation, des lettres de l'alphabet grec, dans l’ordre de leur éclat apparent, aux diflérentes étoiles d'une mème constellation, par exemple, on disait : x de la Petite Ourse, 5 du Cocher, etc.

Ces appellations plus précises sont plus répandues aujourd’hui; mais quand on veut désigner avec précision une étoile donnée, on la désigne par ses coordonnées équatoriales, c'està-dire par son ascension droite et par sa déclinaison. Nous avons défini, au chapitre 1°", ces grandeurs ; nous n'y reviendrons

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pas ici, et l’on peut, à l'aide de ces coordonnées, dresser des calalogues d'étoiles.

146. Etoiles de diverses « grandeurs ». — Depuis la plus haute antiquité, ceux qui observaient des étoiles les ont classées en divers ordres de grandeur.

Arbitraire au possible, cette classification a, cependant, été conservée dans ses grandes lignes, à cause de la facilité qu'elle donne pour apprécier immédiatement l'éclat d'un astre par rapport à ceux qui l'environnent dans le ciel. Les astronomes modernes emploient souvent, au lieu du mot grandeur, le mot magnilude.

Les plus brillantes, parmi les étoiles visibles, ont été appelées étoiles de 1° grandeur; elle sont au nombre de 20 et en voici la liste :

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