ALGOL
xtuple et se compose de quatre étoiles
t deu nt pourvues chacune d’un compagnon.
iculiérement remarquable, la plupart du temps,
toiles qui constituent un système complexe
\insi dans le système double formé par & du
, la grande étoile est blanche, la plus petite est bleue;
dans & du Cygne, les deux étoiles sont respectivement jaune et
bleue : l'étoile double d'Antarès est fournie de deux soleils respectivement orange et vert clair.
Certaines étoiles doubles sont tellement rapprochées l’une de l’autre qu'ilest impossible de les dédoubler optiquement ; mais l’utilisation du principe de Doppler-Fizeau, appliqué à l'analyse de leur lumière, a cependant permis de conclure à un dédoublement en deux astres distincts, dont l’un avait un mouvement accusé par le déplacement des raies spectrales dans leur spectre commun, les raies de l’autre restant fixes. Ce sont les étoiles doubles spectroscopiques, dont on connaît actuellement plus de deux cents.
153. L'étoile double « Algol ». — Parmi les systèmes doubles formés de deux sphères voisines gravitant l'une autour de l'autre, l’un des plus intéressants est celui qui constitue l'étoile nommée A {gol.
Quand le regard de l'observateur, parcourant la voûte céleste, va du groupe des Pléiades à l'étoile polaire, ou, plus exactement, vers la constellation de Cassiopée, A{gol est la première grande étoile que l'œil rencontre ainsi. Elle fait partie de la constellation de Persée. Son nom, qui vient de l'arabe, veut dire « monstre », et elle est l'étoile 5 de la constellation.
Il y a bien deux siècles et demi que l’on a découvert les variations d'éclat apparent de cette étoile : ce fut en 1669. Quelque cent ans plus tard, on reconnut que ces variations d'éclat étaient périodiques et se reproduisaient toutes les 69 heures. Pendant 60 heures, c'est-à-dire pendant deux jours et demi, l'éclat de l'étoile conserve une intensité constante; mais, pendant les 9 heures qui suivent cette période de rayonnement régulier, sa lumière diminue progressivement de plus de moitié, pour reprendre, en repassant par les phases inverses, sa clarté primitive.
Inutile de dire que les hypothèses les plus variées et les plus ingénieuses furent mises en avant pour donner l'explication de ces apparences.
C'est ainsi que certains astronomes considéraient A{gol comme une sphère brillante, mais sur laquelle aurait existé un tache sombre. Dans ces conditions, c'était la rotation de l'étoile sur son axe qui, ramenant périodiquement la tache obscure dans la direction du système solaire, aurait dû produire les variations d'éclat observées.
Mais, en 1850, l'astronome américain Pickering pensa que les variations d'éclat devaient provenir de ce que l'étoile en question était un système double, formé de deux soleils gravitant l'un autour de l’autre. Dès lors, sile moins éclatant des deux sinterpose entre le plus éclatant et notre œil, il produit une éclipse momentanée qui se traduit, pour un observateur terrestre, par une diminution temporaire de l'éclat apparent.
Aujourd'hui, gràce aux instruments plus puissants, grâce aux méthodes plus perfectionnées, nous sommes éclairés com-
plètement su toutes | riable’ ».
Algol est une éloil sont extremement vi
Le principal de ces chaud. Ch. Nordmani elle est de 13 000 deer
s particularités de cette « étoile va-
“ble dont les deux soleils composants ‘un de l’autre.
leils est extrémement brillant et
miné la température de sa surface :
celle de notre Soleil, à nous,
n'est que de 5200. Sa t son volume sont légèrement
supérieurs à ceux de notre Soleil. Autour de cet astre «principal » gravite un autre globe, d'un diamètre un peu plus petit. Mais ce n’est pas une planète : c’est un vrai Soleil, un « Soleilsatellite », brillant par lui-même, tout comme notre astre du jour.
Ces deux soleils sont — et c’est là ce qu'il y a de remarquable — très rapprochés l’un de l’autre : leur distance est à peine cinq fois le rayon du plus gros d’entre eux.
La proximité de ces deux astres a une conséquence très remarquable : en vertu de la troisième loi de Képler, qui ditque les carrés des temps des révolutions sidérales sont proportionnels aux cubes des grands axes des orbites, la révolution sidérale du petit Soleil autour du gros, c'est-à-dire, en somme, l’ «année Algolienne », doit être de très courte durée. C’est ce que l'observation confirme, puisque cette «année » ne dure que 69 heures, c'est-à-dire un peu moins de trois de nos jours terrestres.
Les masses de ces deux soleils sont assez voisines comme valeurs : le Soleil principal possède les deux tiers, le Soleil satellite un tiers de la masse totale du système.
Dans ces conditions, ils tournent, en réalité, autour d’un point situé au tiers à partir du principal (ce point est marqué d’une croix sur la figure).
Quand le « Satellite » est situé à l'extrémité gauche de la trajectoire et qu'il arrive directement vers nous en faisant 90 kilomètres à la seconde, inversement, le « principal »
s'éloigne desscus en même temps avec une vitesse moitié moindre : 44 kilométres-seconde. Et, 35 heures plus tard, c'est le Satellite qui s'éloigne de nous, tandis que le « principal » s’en rapproche.
Pour mieux nous représenter ce mouvement, nous supposerons un instant que le « principal » reste immobile :
alors le « satellite » décrirait autour de Lui l'ellipse figurée par le dessin ci-joint, sur lequel les diamètres des deux globes et leurs distances sont
Explication des VARIATIONS D'ÉCLAT de l'étoile double A/gol. à la même échelle. Le dia-
mètre du « principal » est de 1 700000 kilomètres, et la di-tance des deux centres est de 9 190 000 kilomètres.
L'inspection de ce dessin fait aisément comprendre la venue périodique des éclipses qui modifient l'éclat apparent du système.
L'orbite décrite par le «satellite » est une ellipse de très faible excentricité, presque circulaire, que nous apercevons à peu près par sa tranche plate. À chacune des révolutions, c'està-dire toutes les 69 heures, le « satellite » passe devant le « principal » et l’éclipse, en tout, dure 9 heures. Au moment du maximum, le plus gros Soleil a la moitié de son disque caché, de sorte que son éclat diminue de moitié. Non éclipsé,
| ÉTOILES GRANDEURS| ISTANCE | COULEURS angulaire.
- - | SITUUS Ne EE l AO. | 8”,31 Blanches. | & Centaure........ LS EM 171,70 Blanche et jaune. | N'GCERIAUTEN EEE | 4. ï 1,02 Blanches. | Y Couronne boréale.| 4.... 7 0,66 | Jaune et pourpre. WRLTONS NS NEE 6-7 0,58 Blanche et bleue. | Gaston EE TERRE DIS 2.85 5” 75 Blanches. | t Verseau ..... SPA 5 7,64 | Blanche et verte. | y Andromède...... DS 00 0,37 |Emeraudeet bleue.| £ Grande Ourse.. RS) 2,51 Jaune et cendrée.
TACygner SIENS 12549 Jaune et bleu azur.| JORODATUCUS TI ENE ï 6 É Jaune et rose.
Nr Vierges". Ds de 3 Jaunes.
[| "n Couronne boréale.| 6.... 6 Jaune d'or. Il 1
d'Her«
stellation