PROPRES
D'ESNETOLEES
la question. Plus tard, l'application du principe de Doppler-Fizeau, en permettant de déceler les mouvements de rapprochement ou d'éloignement des étoiles par l'étude du déplacement des raies spectrales dans deux photographies prises à des intervalles de temps assez longs,vint faire connaitre les déplacements des étoiles dans le sens des rayons lumineux qu'elles nous envoient.
Dès lors, il est facile de connaitre le mouvementvrai d'uneétoile donnée; l'observation télescopique et les mesures micrométriques, au besoin faites sur les clichés de la carte du ciel, nous donnent la vitesse de la composante latérale du déplacement; l'observation spectroscopique fait connaître le sens et la vitesse de rapprochement ou d'éloignement. En composant ces deux vitesses par la règle du parallélogramme, comme le montre la figure ci-dessous, on obtient les vitesses du déplacement réel de l'étoile qui n'est autre que la diagonale du parallélogramme construit avec les deux vitesses observées comme côtés.
Le mouvement réel se déduit donc des deux mouvements indiqués plus haut.
Par exemple, pour Sirius, le déplacement latéral correspond à un trajet annuel de 640 millions de kilomètres perpendiculairement au rayon visuel; mais, en même temps, l'étoile s'éloigne de la Terre avec une vitesse qui la fait parcourir en un an 1072 millions de kilomètres. La construction du parallélogramme donne alors le sens et la vitesse de son déplacement réel : c'est un éloignement oblique de la Terre, eflectué à la vitesse de 118$ millions de kilomètres par an.
Le déplacement angulaire annuel peut servir de mode d'appréciation du mouvement propre des étoiles. Ainsi, ce déplacement est de 2” par an pour Arcturus, de 0 ,46 pour la Chèvre, de 1”,23 pour Sirius. Arcturus se déplace latéralement à la vitesse de 350 kilomètres à la seconde, et, en mème temps, se rapproche de la Terre à la vitesse de 271 kilomètres. Ce qui faitune vitesse réelle de 413 kilomètres par seconde ou de plus de 13000 millions de kilomètres par an.
On peut dire que, en moyenne, la vitesse propre des étoiles varie entre 30 et 50 kilomètres à La seconde. Mais il y en a de beaucoup plus rapides : l'étoile cataloguée 1830, Groombridge, chemine à raison de 225 kilomètres par seconde; nous venons de voir la grande vitesse d’'Arcturus. Il faut que ces astres soient à des distances immenses, pour que nous ne puissions pas, à l'œil nu, constater des déplacements aussi considérables.
Mais, en présence de ces chiffres, une objection se présente à l'esprit.
Comment donc, dira-t-on, puisque l'étoile s'éloigne de nous ayec une telle vitesse, son éclat n’a-t-il pas diminué dans des proportions énormes, tandis qu'au contraire il nous
MICROMETRE pour les mesures des CLICHES PHOTOGRAPHIQUES de la carte du ciel
Etoile FIG. 123. — Combinaison de la VITESSE
RADIALE et de la VITESSE LATÉRALE.
Vitesse larére/e