‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 179 sur 390 · L'ORIGINE · texte numérisé non relu

L'ORIGINE

163. La recherche des Causes. — Nous voici arrivés à la fin de l’étude du ciel proprement dit.

Dans les chapitres précédents, nous en avons décrit les splendeurs et les mystères; nous avons essayé d'expliquer, autant que faire se pouvait et autant que le permettent les progrès de la science actuelle, les lois qui régissent les mouvements des corps célestes; nous avons pu même, gràce aux conquêtes de la physique, jeter un coup d'œil, déjà assez vaste, sur la structure des astres et avoir des clartés sur leur composition chimique. En un mot, nous nous sommes ayancés autant que cela nous était possible sur la route qui conduit à répondre à cette question : « Comment ? »

Oui, nous commençons à savoir quelque chose sur le « comment » du ciel; mais, après cette question, une autre se pose naturellement à l'esprit, et l'esprit inquiet ne peut pas s’en détacher; cette autre question c'est: « Pourquoi ? »

Ainsi est faite notre intelligence, en eflet, qu'elle veut toujours, par un jeu de son insatiable curiosité, savoir plus que ce qu'elle sait déjà. Elle ne se contente pas de connaitre les lois du ciel, les règles qui régissent les mouvements des astres; elle veut aller plus loin encore et remonter à la Cause même, à la Cause, non seulement qui les fait mouvoir, mais les fait exister.

Et ainsi se pose, s’est toujours poscee devant l'esprit humain cette grande question de l’origine des mondes.

Les théories sont nombreuses qui ont été proposées pour y répondre, surtout pat les philosophes, dont c'est le métier de tout vou loir expliquer. Mais il faut arriver au crand

géomètre Laplace pour rencontrer le pre Le marquis de LAPI

EMAL ENV OLUMONVDES MONDES

mier « système du monde » qui résiste logiquement aux objet tions posées : l’illustre mathématicien français put, d'un éclan de son puissant génie, préciser et mettre en nombres ce que n'avait fait qu'entrevoir confusément le nébuleux esprit du philosophe allemand Kant.

Et aujourd'hui, après. plus d’un siècle de découvertes succé dant aux découvertes, « l'hypothèse de Laplace tient encore debout ». Sans doute l'édifice présente-t-il quelques lézardes et sa façade n'a-t-elle plus la brillante élégance du début; mais il suffit d'une légère restauration, faite en lui adjoignant quelques-unes des dernières conquêtes de la science, pour le mettre à mème de résister victorieusement, et longtemps encore, sans doute, aux assauts dont il pourra ètre l’objet

Nous allons l'exposer tout d'abord s

sa forme originale.

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