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L'ORIGINE .DE LA TERRE

:pliquent avec facilité par la considérarenage employés couramment en mécale nom de différentiels (fig. 127).

176. L'origine de la Terre, le déluge critique et le déluge normal. — Telle est. réduite à ses lignes essentielles, la théorie « générale » de M. Belot. Mais il va plus loin encore et l’applique à la constitution même de la Terre ainsi qu'à la répartition des continents et des mers; nous allons voir brièvement par quelles considérations il y arrive.

Notre planète, comme toutes celles du système solaire, résulte de la condensation bipolaire du tourbillon N.-S. qui l’a formée et de la condensation équatoriale de la matière satellitaire. Celleci apporte à l'équateur une vitesse tangentielle.

Projectile plastique se mouvant dans le sein du milieu résistant de la nébuleuse heurtée, la Terre prendra naturellement la forme qui caractérise le solide de moindre résistance: celle d'un poisson, le gros bout en avant. Elle sera donc aplatie dans le sens de sa trajectoire et terminée en pointe à son arrière. C’est ce que confirment la dépression de l'océan Arctique, d'une part, et l'élévation du continent antarctique, d'autre part; c'est aussi ce que confirme l'accumulation des continents dans l'hémisphère nord.

Puisque c'est cet hémisphère nord qui rencontre, le premier, la résistance de la nébuleuse heurtée, le frottement qui en résulte doit en diminuer la vitesse de rotation, plus que dans l'hémisphère sud; de là résulte une torsion vers l'Est des pointes terminales des trois continents. C’est ce que l'étude de la géographie confirme d'une façon remarquable. Ainsi s'expliquent aisément les traits fondamentaux du relief terrestre (/ig. 128).

Considérons maintenant la Terre ainsi formée, enveloppée de son atmosphère primitive au sein de laquelle se trouvait toute la vapeur d'eau dont la condensation ultérieure devait donner naissance aux océans et aux mers.

On sait, en particulier, par la publication de la belle Carte des océans en 24 feuilles, du prince de Monaco, que la masse des eaux océaniques est telle que, étendue sur la surface de la Terre entière, elle y formerait actuellement une couche de 3000 mètres d’'épaisseur,représentant en chiffres ronds une pression de 300 atmosphères. Comme toute cette eau se trouvait à l'état de vapeur dans l'atmospère primitive, la pression exercée par celle-ci sur la surface du globe terrestre primitif était donc d'au moins 300 atmosphères.

A l'extérieur de la gaine qui enveloppait ainsi le sphéroïde, le frottement contre la nébuleuse ambiante déterminait une circulation générale dans le sens nord-sud, circulation qui se fermait, à la surface du noyau interne, par une circulation inverse allant dans le sens sud-nord (/ig. 129). Autour du pôle sud, cette circulation déterminait donc des courants descendants et froids, alors qu'autour du pôle nord, après l'échauffement des masses gazeuses au contact du noyau brülant, les courants étaient ascendants et chauds.

C'est donc dans l'Antarctique que la température tombe d'abord au-dessous de 360 degrés, température qui est la tempéralure crilique de l'eau. On appelle ainsi une température au-dessus de laquelle une vapeur ou un gaz ne peut être liquéfié, quelle que soit la pression à laquelle il puisse être soumis. A cette température critique de 360 degrés correspond, pour l'eau, une pression critique de 194 atmosphères.

C'est donc dans l'Antarctique que, une fois la température

Se

abaissée à 366 degrés, peut se produire une condensation abondante, correspondant à la différence entre les 300 atmosphères qui mesuraient la pression initiale et les 194 atmosphères qui

représentent la pression critique. On peut calculer aisément que le volume d’eau correspondant à cette condensation représente une hauteur liquide, répartie sur le globe entier, d'envi-

DR

FIG. 129. — CIRCULATION initiale et CONDENSATION autour du POLE AUSTRAL.

ron 1 500 à 1 600 mètres. Cela dut être fait avec une très grande rapidité, et ce fut le déluge critique.

Il restait à tomber plus lentement, de 360 degrés à 100 degrés au cours des périodes suivantes, le déluge normal, qui devait achever de remplir les bassins océaniques sur les 2000 mètres de hauteur restant à combler, puisque, d'après les données les plus récentes de l’océanographie, la profondeur moyenne des océans est de 3500 mètres environ.

Par son instantanéité, par l’extrème violence des courants liquides, issus du sud, dont il a provoqué la naissance, le déluge critique a dû étre le principal agent de la « sculpture » de l'écorce terrestre. Le déluge normal, survenu plus tard, en achevant, sur 2000 mètres, le remplissage des bassins creusés par le déluge critique, ne put guère modifier de façon importante l'architecture profonde de l'écorce terrestre, déjà plus consolidée; c'est donc à 2000 mètres de profondeur qu'il faudra rechercher les lois de l'architecture terrestre.

Et cela nous montre, par une considération nouvelle, l’importance capitale de l'Océanographie dans la science générale du Globe. En consultant les 24 feuilles de la Carte bathymé-

trique des océans, publiée par le

prince de Monaco, on retrouve d'une

à façon merveilleuse les bases mêmes

de cette architecture. C’est dans ces

2000 mètres, à partir de la surface

— actuelle des mers, qu'ont dû se pas-

ser les événements géologiques :

transgressions et régressions ma-

rines, etc, qui ne pourraient guère

changer, par la suite, la structure profonde de l'écorce solide.

a Ne

177. La distribution des continents et des mers. L'opposition diamétrale. — Dans le mécanisme de lacondensation s'opérant tout d'abord dans les régions antarctiques, l’eau, arrivant en excès sur le pôle austral, y crée une surcharge dissymétrique, obligeant, par équilibre statique autour du centre de la Terre, la croûte boréale à se soulever d'une hauteur correspondant au poids du déluge austral; de là la surrection du « bouclier continental » — suivant l'expression des géographes modernes — comprenant les trois « boucliers » archéens. L'action dynamique des courants océaniques arrivant du sud, venant se superposer à leur action statique, ils érodent la croûte anhydre primitive de la région australe et en transportent les sédiments et alluvions dans l'hémisphère nord, surélevant ainsi par des matières légères et abondamment salées les soubassements des continents primitifs de l'hémisphère boréal.

Érodés, dépouillés de leurs matériaux légers, les fonds sousmarins n'ont plus ainsi, sur leur surface à nu dans les profondeurs supérieures à 2000 mètres, que des couches denses, plus ferrugineuses que les continents. C'est en vertu de ce mécanisme très simple que les fonds sous-marins sont stables sous les mers tandis qu'émergent les continents. Refroidis les premiers, les fonds océaniques sont les plus ferrugineux, et ainsi s'explique rationnellement le rèle magnétique des mers, si bien mis en évidence par l'ingénieuse et suggestive expérience du magnetarium de Wilde.

Cet équilibre statique autour du centre de la Terre explique immédiatement la loi des antipodes : tout continent doit avoir une mer comme antipode, et cette même conséquence de l’équilibre statique montre que, pour édifier les continents au-dessus du niveau primitif, les océans ont dù éroder ou faire surgir un poids de l'écorce égal à leur propre poids.

Enfin, les continents et presqu'iles seront terminés en pointe vers le sud, parce que, dans un courant sud-nord transportant des sédiments, si un dépôt ou « môle » se forme en un point, il divise aussitôt le courant en deux autres, formant un V ouvert vers l'équateur, et entre les branches duquel se déposeront les sédiments dont la vitesse s'est trouvée réduite. Par des développements plus longs et que nous ne pourrions exposer dans ce simple résumé de sa théorie, M. Belot établit la loi

La NEBULEUSE SPIRALE (M. 51) de la constellation des CArtens de «€

Photographie prise à l'Observatoire du Mont Wilson les 7 et 8 avril 1910 (durée totale de la pose, 10 h, 45 m.) nébuleuse occupe, sur le ciel, un espace comparable au seprie environ, du diamètre apparent de la 1 ne peuvent pas être vus par l'œil et ont seulement été décelés par le

init es détaus d photograplhi \ très longue

lasse,

Rate AA À

LES NÉBULEU

de distribution des terres et des mers sur chaque parallèle des deux hémisphères.

Disons enfin que l’on peut expliquer naturellement la salure des mers. En eflet, la circulation nord-sud des couches extérieures à fait que la température minima se trouvait à chaque instant au-dessus de l \ntarctide.

Dès que la température S'y fut abaissée à une valeur comprise entre S00 degrés et 700 degrés, les sels haloïdes, c'est-à-dire les sels alcalins de la mer, primitivement à l'état de vapeur, se sont précipités en pluie bien avant qu'il y eût la moindre trace d'eau sur la Terre. Leur quantité n'est d'ailleurs pas négligeable; rien que dans la proportion de 35 pour 1000 qu'ils ont dans l’eau des mers actuelles, ils formeraient une couche de 40 mètres d'épaisseur, étendue sur toute la surface du globe terrestre. Et ce dernier chiffre, sans doute, est-il encore trop faible, car une partie de ces haloïdes a dû être fixée dans les roches et les couches sédimentaires.

Quoi qu'il en soit, quand l'eau, une fois la température abaissée à 360 degrés, s'est précipitée sur la Terre, elle a trouvé à dissoudre immédiatement des quantités considérables de sels ; c'est l’origine de l'actuelle salure des mers.

Ainsi, la théorie de M. Emile Belot, non seulement explique

Nebvl/euse

F1G. 130. — Schéma de la FORMATION d'une nébuleuse spirale par le CHOC EQUATORIAL d'un noyau tournant S sur la nébuleuse amorphe.

la formation du Soleil, celle des planetes et de la Terre, mais encore « suit » celle-ci à travers les siècles, donne les raisons des transformations qu'elle a dû subir et des vicissitudes successives de son histoire.

178. Les nébuleuses spirales et la structure de l'Univers. L’explication de la formation du système solaire, surtout avec les nombreuses vérifications numériques qu'a faites M. Emile Belot, est déjà, pour l'intelligence, une grande satisfaction.

Mais, comme nous l'avons dit, l'esprit humain veut toujours aller plus loin. La contemplation des nébuleuses spirales aux pôles de la Voie lactée, la pensée que chacune d'elles pourrait être un Univers, et que notre Voie lactée elle-même n'est qu'une nébuleuse spirale dans l'infini, nous incite à chercher maintenant l'explication de la genèse de ces Univers lointains. Voici comment la nouvelle théorie permet de s'en rendre compte.

Elle l'explique par un choc d'un noyau gazeux en rotation, choc à la suite duquel, par émission radiale, des planétaires se détachent de l'équateur de ce noyau.

Imaginons (/ig. 130) un noyau S, dont les pôles se projettent en P, l'équateur en E, dans le plan de la figure, ainsi que la vitesse relative V, dans la rencontre avec la nébuleuse (N). Le choc produira, dans le plan de cet équateur, deux bourrelets diamétralement opposés, E E, qui tendront, Sion radiale, à tourner autour de l'axe P, puisqu'ils participaient à la rotation du noyau.

En réalité, la « pulsation » périodique de celui-ci donnera des émissions périodiques alimentant deux spires Si et Si qui seront bientot noyées dans la nébuleuse N. L'action de la

nappes

après leur émis-

SES SPAILRIANEESUET

LA STRUCTRURENDIE

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