L'HYPOTHÈSE COSMOG
ONIQUE D'ÉMILE BELOT 171
Uranus
Nébuleuse
amorpnhe
Æuds de vibrations devenir
des Profosolerls
FIG. 126. — Principe de l'HYPOTHÈSE COSMOGONIQUE de M. Émile BELOT.
Outre le mouvement de rotation général qui l'anime, le système solaire est animé d’un mouvement de éranslation, dans l'espace, et ce mouvement l’entraine vers un point du ciel appelé l'Apex, voisin de la constellation d'Hercule, à la vitesse de 20 kilomètres à l'heure. Il se comporte donc comme un obus, lancé par un canon rayé, et qui {ourne sur lui-mème tout en décrivant sa trajectoire. Or, que penserait-on d'un artilleur qui, pour étudier le tir de son arme, ne considérerait que la rotation du projectile et en négligerait la translation?
IT est donc absolument indispensable de considérer les deux mouvements, sous peine de négliger un facteur principal et essentiel.
Nous avons dit que les forces répulsives, comme la pression de radiation, pouvaient aisément l'emporter sur les forces attractives, quand les dimensions des corps sur lesquels elles s'exercent devenaient très petites.
On conçoit donc que, au début de la formation des nébuleuses dont les éléments ont des dimensions d'ordre atomique, les forces répulsives aient été prédominantes.
Or, l'observation de la plupart des nébuleuses, dont la majorité présente nettement la forme spirale, révèle l'existence de fourbillons cosmiques bien plus que de forces attractives. Quant au système solaire, nous savons que sa translation dans l’espace se fait à la vitesse de 20 kilomètres-seconde. Il y a donc lieu de faire intervenir les deux espèces de mouvements.
Dès lors, il est indispensable de considérer, au début, non plus une seule, mais deux nébuleuses, l'une étant heurtée par
l'autre, qui joue ainsi le role
de projectile. Ce projectile,
également formé de maticre
\ nébulaire, doit être un « tube-
tourbillon » de structure ga-
zeuse ou ultragazeuse, c'est-
à-dire formé de ces corpus-
cules électrisés qui cheminent
dans le tube de Crookes avec
des vitesses de 1000 à 100 000 kilomètres-seconde.
Avec son énorme vitesse, ce tube-tourbillon(/ig.126) heurte F1G. 127.— Un DIFFÉRENTIEL. unenébuleuse amorphe. Gràce
à cette vitesse même, il présente une véritable rigidité matérielle, en dépit de la faible densité de sa matière constitutive; on sait, en eflet, que l'eau au repos ne présente au déplacement d'une lame tranchante qu'une résistance insensible, alors que si cette mème eau est lancée à travers un orifice de quelques centimètres
de diamètre, sous la pression de 50 atmosphères, le bras robuste d'un homme vigoureux ne parvient pas à trancher le jet, même avec un sabre.
La vitesse communique donc de la rigidité au tube-tourbillon, et, grace à cette rigidité, il entrera en vibration sous l'influence de son choc contre la nébuleuse amorphe, absolument comme une verge élastique d'acier, et présentera, par conséquent, une série de nœuds et de ventres équidistants, 1, 2, 3...
Chaque ventre de vibration peut être considéré comme un noyau originel, comme un « protosoleil » animé de véritables pulsations.
A chaque ventre de vibration, il émettra une « nappe » de sa matière constitutive, nappe évasée en forme de tulipe, et dont les lois de la résistance des fluides permettent de calculer le profil; toutes ces nappes s'ouvrent en divergeant autour du tube-tourbillon générateur.
Ainsi, à chaque ventre, où il y a maximum de choc et où la matière du tube-tourbillon peut même s'accumuler en une sphéroide auquel M. Belot donne le nom de protosoleil, il y a échappement d'une nappe. En coupant par un plan ces diflérentes nappes, les rayons des sections sont précisément les distances des planètes P1, P», Ps... au Soleil, et, traitant la question par le calcul, on retrouve la loi des distances! La matitre de chacune de ces nappes, à cause du mouvement tourbillonmaire initial qui les anime, s'agglo-
| ; FIG. 128. DEÉVIATION des continents mere en masses qui vers l'EST.
sont précisément les
planètes. L'ouverture de plus en plus grande ae ces nappes, à mesure qu'on s'éloigne de l'axe, explique l'inclinaison qu'ont, par rapport à l'écliptique, les axes de rotation des planètes éloignées, inclinaison qu'il est impossible d'expliquer autrement. Enfin, les mouvements rétrogrades des satellites des