CHAPITRE] LA ROTATION DE LA TERRE — LES APPARENCES ET LES RÉALITÉS
rables et bien vraisemblablement très différentes les unes des autres, tournent toutes,
16. Les raisons de la rotation de la Terre. — Au cours du précédent chapitre, nous ayons émis des doutes au sujet de la réalité du mouvement d'ensemble que paraît exécuter la sphère céleste, et nous avons envisagé la possibilité d'expliquer cette apparence par un mouvement de la Terre ellemême. Nous allons examiner cette question de plus près et voir que c’est, effectivement, le globe terrestre sur lequel nous sommes qui est animé d'un mouvement de rotation.
Rien, en eflet, ne s'oppose à ce que la Terre tourne. Elle est, comme nous l'avons constaté par la mesure de la dépression de l'horizon, à peu près ronde, et, de plus, elle est isolée dans l’espace; elle a donc les propriétés nécessaires pour exécuter facilement un mouvement de rotation.
En outre, la Terre est, comme nous le ver-
d’une seule pièce,en blocet en un seul jour, autour de la Terre ; il faudrait pour cela qu'elles eussent des vitesses dépassant tout ce que l'imagination peut concevoir, étant données leurs distances énormes à notre globe.
Mais une dernière raison, un dernier argument est tiré des lois de la Mécanique.
On démontre, en effet, qu'un corps ne peut décrire une circonférénce d'un mouvement uniforme sans être, en quelque sorte, « tiré » vers le centre par une force qui dépend de sa distance au centre et de la vitesse angulaire de son mouvement.
Le mouvement des étoiles autour de la ligne des pôles terrestres exigerait donc des forces prodigieuses dont l'intensité détierait l'imagination, rons plus loin, non pas une étoile, mais une Mais il y a plus encore. Ces forces ne pourplanète appartenant au système solaire. Or, toutes les planètes tournent sur elles-mêmes : l'observation le démontre. Il n'y a donc au cune raison pour que la Terre fasse exception à la loi commune et, seule entre toutes les
raient être que des attractions, dues à des masses énormes autour desquelles gravite raient ainsi les étoiles tournantes, et comme le mouvement de celles-ci parait se faire au tour de la ligne des pôles terrestres, il en planètes ses sœurs, demeure immobile alors résulterait que les masses attirantes en ques que toutes les autres sont animées d’un mouvement de rotation.
Ce n'est pas tout : il est bien peu probable
tion devraient être alignées dans le ciel sur le prolongement de cet axe. Or, jamais l'ob servation na décelé l'existence d'un pareil
que les étoiles, situées, comme nous le ver- alignement de masses célestes qui, s'il exis
rons, à des distances tellement grandes ROTATION tait, n'aurait certainement pas échappé à
ä d'une planète : x ; qu'elles sont, pour la plupart, incommensu- Mars vu à 2 heures d'intervalle, l'investigation soutenue des astrononmt Il
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