‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 2 sur 390 · PARIS = LIBRAIRIE LAROUSSE · texte numérisé non relu

PARIS = LIBRAIRIE LAROUSSE

N a dit très justement, de l’Astronomie, qu'elle était « la plus belle des Sciences ».

Elle seule, en effet, élève notre esprit, par la contemplation du Ciel, aux conceptions

les plus hautes; en l’accoutumant à ces deux notions de l'Infini de l'Espace et de l'Infini du Temps, elle nous montre combien nous sommes peu de chose dans l'Univers, et, cependant, combien est grand le cerveau de l'homme pour avoir pu s'élever à l'intelligence de toutes ces merveilles.

Ce livre est écrit pour soulever les voiles qui cachent, aux non-initiés, ce que l’on appelle souvent les « Mystères du Ciel ». Il ne comporte pas d'appareil mathématique, et peut ètre lu par quiconque veut réfléchir afin de comprendre : je me suis efforcé, surtout, d'être clair, tout en faisant un exposé aussi complet que possible de la Science du Ciel.

Mais, cette science, je ne l'ai pas seulement exposée dans ses principes et dans ses résultats : J'ai tenté d'en faire saisir les méthodes, de décrire les instruments employés pour la pousser à sa perfection actuelle. J'ai essayé aussi d'en faire ressortir les applications pratiques, afin de montrer que l'étude des astres comporte un côté utilitaire que dans le siècle présent, on n'a pas le droit de dédaigner.

Pour réaliser ce programme, il fallait une illustration abondante, exacte et documentée. La Librairie Larousse, en publiant le Crez dans sa belle Collection in-4°, en assurait déjà le succès. Mais j'ai eu la bonne fortune de trouver en M. Lucien Rudaux le collaborateur rêvé pour mener à bien cette illustration si difficile. Dessinateur remarquable, virtuose de la photographie, il est, par surcroît, astronome lui-même et a fait, dans son observatoire de Donville, de très intéressantes recherches sur les planètes : c'est-à-dire que, sous sa direction, l'illustration de ce livre est à la hauteur du sujet qui y est traité.

Je suis heureux, également, d'adresser ici mes remerciements aux observatoires de France, des États-Unis, d'Espagne, de Belgique, du Vatican, du Brésil, qui ont bien voulu me communiquer leurs plus belles épreuves photographiques du Ciel; les lecteurs auront, pour ainsi dire, sous les yeux, la contemplation directe de l'Infini, tel que le font voir les puissants instruments que les astronomes d'aujourd'hui ont à leur disposition.

Et j'ai l'espoir que la lecture de ces pages, que la vue de ces «images du Ciel » les inciteront à devenir non pas seulement des amis, mais des « pratiquants » de l'Astronomie. Si j'avais le bonheur d’avoir atteint ce résultat, ce serait pour moi la plus précieuse récompense de mon travail.

ALPHONSE BERGET,

Lauréat de l'Institut, Docteur ès sciences,

Professeur à l'Institut océanographique

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