‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 3 sur 390 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

piquée d'une infinité de points lumineux, étincelants ci

PANTERRE

seraient des diamants fixes sur un sombre manteau de

DANS L'ESPACE Ces points lumineux, qui paraissent innombrables, sc

LNSPECT DU CIEL les COTpsS célestes ou les astres. Cette coupole nous a]

tourner tout d'un bloc autour d'un autre point de cette couremier aspect du ciel. - pole, de cette voûte apparente à laquelle on a donné le nom P Le ciel se présente à nous de « voute céleste sous deux aspects bien dis- Ces points lumineux sont les étoiles. tincts : celui du jour et celui de Le lendemain, quand apparait un grand œælobe éclatant dont la nuit. la présence fait succéder le jour à la nuit, nous constatons Le jour, c'est une coupole que, lui aussi, semble tourner autout de la même ligne « bleue, plus ou moins foncée, les étoiles et dans le mème sens qu'elles. Ce globe est le Solerl plus ou moins interrompue par L'observation attentive des étoiles montre qu'elles sembler des nuages dont la couleur passe rester toujours sensiblement à la mème distance les unes du blanc au gris foncé et qui, des autres. Elles semblent se mouvoir, tournei d'un n \ le matin et le soir, éclairés par ment d'ensemble autour d'une ligne idéale passant pi la lumière du jour commençant point du ciel. Quand on les observe à l'aide d'instn ou finissant, passent par toutes d'optique, même les plus puissants, elles nous ap} les teintes allant du jaune au toujours comme des points lumineux infiniment p rouge et au pourpre. l'éclat subit des variations, des soubresauts qui € La nuit, c'est une coupole le phénomène caractéristique de la scuntillation foncée sur laquelle se déta Au contraire, d'autres points lumineux nous appari URANIE, muse de l'Astronomie chent des corps, doués de plus plus en plus gros à mesure que nous les examinons da Musée du Vaticar ou moins d'éclat, quon appelle instruments plus puissants. Ils sont dépourvus de sc

LE CJIEI

nombre infini, dont fait partie, selon toute probabilité, le Soleil qui nous éclaire, ce Soleil qui nous parait énorme, mais qui n'est qu'un point microscopique dans l'immensité de FÜnivers.

Des astres vagabonds apparaissent, par instants, dans l'espace céleste, semblables aux fusées d'un colossal feu d'artifice: ils s’y montrent souvent en foule et à des époques déterminées : ce sont les étoiles filantes.

On voit apparaitre, à des intervalles plus longs, des astres d'apparence singulière, formés d'un noyau lumineux accompagné d'une chevelure, d’une « queue », et dont la périodicité est, souvent, extrèmement longue : ce sont les comètes. Enfin, parfois, apparaissent tout à coup des étoiles nouvelles, inconnues encore dans la foule, scrupuleusement cataloguée, des étoiles ordi- Aspect du Ciel pendant la nuit : LES ÉTOILES naires, dont elles prennent momentanément le carac-

tère : ce sont les étoiles nouvelles, les novæ comme les appellent aujourd'hui les astronomes.

2, Les Mondes et l'Univers. — Tel est le premier aspect du ciel que nous révèle son observation générale.

L'étude des astres qui peuplent l'Espace infini peut se faire de plusieurs manières.

On peut se borner à en faire une description pour ainsi dire qualitative, c'est-à-dire à en dresser la nomenclature et à en détailler l'aspect : c'est l'Asfronomie descriptive.

On peut étudier les lois précises de leurs mouvements, à l’aide des formules de l'analyse mathématique et de la mécanique : c'est la Mécanique céleste.

On peut enfin, à l'aide du spectroscope, de cet admirable instrument qui,en décomposant la lumière émise par les corps, permet d'en connaitre la composition chimique, étudier la constitution intime, la structure des corps célestes : c'est l'As{rophysique.

Or, l'Astrophysique nous apprend que le Soleil, les étoiles sont des corps lumineux « par eux-mêmes », c'est-à-dire rayonnant, sans le secours d'une source d'échauflement étrangère, la

lumière qu'ils émettent; tandis que la Lune, les planètes sont

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