GROSSISSEMENT
diamètre de ce petit cercle appelé cercle oculaire ou anneau oculaire, et on mesure ensuite le diamètre de l'objectif. Le grossissement est égal au quotient du diamètre de l'objectif par celui de l’anneau oculaire.
Par exemple, dans une lunette dont l'objectif aurait 61 millimètres d'ouverture et dont l'anneau oculaire aurait 1 millimètre 1/4 de diamètre, le grossissement serait 61 : 4,25, c’està-dire un peu plus de 48 fois.
En général les :uuettes ont plusieurs oculaires correspondant à des gross'ssements différents et c’est à l'opérateur à les choisir judicieuse:#t4% eur les différentes observations qu'il se propose de faire. Ce = + les plus courts qui sont les plus puissants; les plus longs suat les plus faibles.
[1 faut se rappeler qu'il y a d'autres qualités que le grossissement que doit présenter une lunette : il y a le champ et la clarté.
Le champ est l'angle de l’espace visible dans l'instrument ; il est en raison inverse du grossissement : si celui-ci devient double, le champ diminue de moitié.
Une formule empirique donne la valeur du champ en degrés d'angle; le champ angulaire s'obtient en divisant 30 degrés par le grossissement.
Quant à la clarté, elle est proportionnelle au carré de l'anneau oculaire. Or le diamètre de celui-ci diminue quand le grossissement augmente. Par conséquent, il ne faut pas perdre de vue qu'en augmentant le grossissement, ce qu'on peut toujours faire avec des oculaires de plus en plus puissants, on diminue en même temps le champ et la clarté. Or la première condition, avant de « voir gros », c'est d'abord de « voir » et, par suite, d'avoir une clarté suffisante et un champ suffisant.
Comme le champ est d'autant plus petit que le grossissement de l'instrument est plus grand, il se trouve très réduit avec les instruments puissants. Aussi adjoint-on à ceux-ci une lunette de faible grossissement, mais de grand champ appelé le chercheur. On « cherche » en effet, dans le ciel, l’astre à observer avec le chercheur, et quand on l’a amené au centre du champ de celui-ci, il est en même temps au centre du champ de la grande lunette, grâce à un réglage préalable qui a assuré, avec précision, le parallélisme rigoureux des axes des deux instruments.
Enfin il y a une dernière qualité que présentent les lunettes, c'est le pouvoir optique.
C'estla propriété que possède un objectif de donner des images séparées et distinctes des deux points voisins. 11 peut sembler, en effet, qu'il suffise d'adapter à une lunette un oculaire assez puissant pour séparer les images de deux points, quelque voisins qu'ils soient : il n'en est rien.Un objectif déterminé, quel que soit le grossissement de l’oculaire qu'on lui applique, ne «résout » (c'està-dire donne des images que des points ou des traits dont la distance angulaire surpasseunelimite déterminée.
Cette limite inférieure définit le pouvoir oplique.
Le pouvoir optique d'un objectif de 14 centimètres de diamètre est d'une seconde, c'està-dire que cet objectif fait voir séparément deux points dont la distance angulaire est d’une seconde (cela correspondàune pente
séparées