OPTIQUE
Le POUVOIR OPTIQUE d'un instrument d'observalion.
Image de la surface lunaire vue avec le £rossissement maximum utile que peut fournir un objectif determine
d'un deux cent millième). Pour toute autre dimension, le pouvoir optique est proportionnel au diamètre de l'objectif et a pour mesure, en secondes, D : 14, D étant le diamètre de l’objectif exprimé en centimètres.
Cette propriété a sa cause dans la constitution de l’image d’un point au foyer de l'objectif : cette image, par suite du phénomène de la diffraction, n’est pas un point, mais se compose d'un petit disque central entouré d’une série d'anneaur alternativement sombres et brillants et dont l'éclat diminue très vite.
Les images des deux points visés ne seront séparées et «distinctes que si les disques centraux ne se touchent pas, ce qui explique que le pouvoir soit limité. On peut, cependant, avec une lunette donnée, mesurer la distance angulaire de deux étoiles avec une précision supérieure à son pouvoir optique: il suffit pour cela de bissecter le disque central de l’image de chacune d'elles par le fil du réficule dont nons parlons plus loin.
Quand un amateur d'astronomie choisit une lunette, la considération principale qui doit le guider porte sur le grossissement ; mais il ne faut pas perdre de vue la nécessité d'avoir un objectit d'un diamètre approprié, afin de conserver la clarté nécessaire. Nous allons donner ici quelques renseignements pratiques à ce sujet.
Il ne faut pas croire que l'étude du ciel exige des instruments énormes et coûtant des millions. Si, pour parfaire des recherches dans certaines directions;
, pour exécuter des cartes photographiques du ciel et pour faire certaines études d’astrophysique il a fallu construire des instruments gigantesques et faire appel à la libéralité éclairée de quelques généreux Mécènes, en général on peut faire de l'astronomie une étude, même assez avancée, avec des instruments beaucoup plus modestes, comme dimensions et comme prix.
C'est ainsi qu'avec une lunette dont l'objectif a 70 millimètres d'ouverture, de 90 centimètres à À mètre de distance focale et qui peut grossir jusqu'à 150 fois (grossissement linéaire), on
peut déjà faire de sérieuses et intéressantes observations; on peut étudier la surface de la Lune, ses cirques, ses cratères, ses montagnes; on peut observer, gräce à l'interposition d'un verre noir devant l'oculaire, les taches du Soleil; on peut étudier Jupiter et voir ses satellites et leurs éclipses, ainsi que l'anneau de Saturne et les phases de Vénus; on peut admirer les nébuleuses d'Andromède, d'Orion, voir les étoiles jusqu'à la ÿ° grandeur et « dédoubler » les étoiles doubles jusqu'à 5 se condes d'écartement angulaire des deux étoiles composantes.
Un tel instrument, muni d'un chercheur, est monté sur
Si l'on augmente à l'exces le $rossissement de l'oculaire, on ne voit qu’une image grossie
mais sans détails supplémentaires
un trépied métallique que l'on peut poser sur une table avec dispositif de mouvements lents par des vis « tangentes » et peut s'obtenir, suivant les constructeurs, pour un prix qui varie entre 500 et 900 francs, à l'époque actuelle (1922).
Il y a ensuite une foule de modèles qui diffèrent suivant | diamètre de l'objectif et dont les prix s'étagent également entre 700 et 1 500 francs; mais l'instrument par excellence, à recommander à tout observatoire privé dont le propriétaire veut pouvoir étudier sérieusement le ciel, est une lunette avant 110 millimètres d'ouverture d'objectif : la distance focale cor respondante est d'environ 1,70 et le grossissement maximum qu'elle peut donner va jusqu'à 250 fois.
Un tel instrument, monté sur un solide trépied d'acajou,
Une LUNETTE d'AMATEUR (modèle Secrétan, objectif de 95 m netres