PHOTOGRAPHIQUES
ÉQUATORIA L photographique de l'observatoire du VATICAN
est la photographie s{éréoscopique du ciel. Par exemple, en utilisant le mouvement de {ibhration de la Lune et en prenant deux photographies du satellite à des époques convenablement choisies, on obtient une photographie qui donne, du relief lunaire, une sensation prodigieuse. Deux photographies de Saturne prises à troisans d'intervalle montrent d'une façon saisissante, et en relief, l'anneau qui l'entoure: deux clichés de Jupiter tirés à vingt-cinq minutes d'intervalle suffisent, vus dans un stéréoscope, pour mettre en relief l'ellipticité de la planète.
Enfin, par une utilisation merveilleuse des derniers progrès de l’art photographique, on a pu réussir la cinématographie de certains phénomènes célestes.
En prenant des épreuves photographiques de ces phénomènes à des intervalles tels que leur aspect varie d'une façon insensible d'une épreuve à l'autre, et en imprimant ensuite ces épreuves sur des /ilms que l’on fait dérouler rapidement dans un appareilde projections animées, on peut avoir, en quelques secondes ou en quelques minutes, la reproduction d'un phénomène pour l'observation discontinue duquel un temps beaucoup plus long est nécessaire : par exemple, les phases de la Lune, la rotation et les taches du Soleil, etc... On peut montrer ainsi le passage d'une comète sur la voûte céleste, les mouvements des satellites de Jupiter, les balancements apparents de l'anneau de Saturne, les différentes phases d’une éclipse totale.
Une autre forme de la cinématographie astronomique consiste à réaliser, pour la démonstration du phénomène céleste, des phases successives, faites artificiellement par dessins ou par modèles, et à en faire des suites d'épreuves, sur un film, en donnant aux modèles les déplacements convenables.
M. L. Rudaux, qui s'est ainsi placé au rang des grands vulgarisateurs de la Science du ciel, a obtenu, de cette façon, des représentations remarquables de certains mouvements cé-
lestes : nous donnons ici quelques cpreuves d’un de ces films qui ont été projetés à Paris, dans de grands établissements cinématographiques, avec le plus grand succès, Il serait à souhaiter que cette méthode füt généralisée, afin de rendre plus clair l'enseignement des phénomènes élémentaires de l'astronomie.
Vue d'ensemble des coupoles de l'observatoire
du VATICAN
197. Les télescopes. — Les grandes lunettes sont aujourd'hui très répandues dans les observatoires, et la perfection avec laquelle les opticiens en taillent les lentilles en fait l'instrument de prédilection des astronomes.
Mais, il y a un siècle et demi, la perfection avec laquelle se fabriquaient les objectifs était loin d'atteindre le point où elle est arrivée de nos Jours
Aussi les astronomes, à la suite de Newton, de Gregory, de
La grande lunette équatoriale double de l'observatoire de MEUDON, construite par Gautier
SES RPEESEOUPES
Film « Les Mastères du Ciel».
Le CINÉMATOGRAPHE appliqué à l'ENSEIGNEMENT de l'astronomie.
Le mouvement de rotation de la Terre autour de son axe incliné
La succession des heures du jour et de la nuit
Cassegrain et surtout d'Herschel, pensèrent-ils à remplacer l'objectif « réfringent », formé de lentilles, par un objectif « réfléchissant », formé d'un miroir concave, en avant duquel venait se former, à son foyer, l'image réelle et renversée des objets vers lesquels était tournée sa face réfléchissante.
Les premiers miroirs furent en bronze poli : l'inconvénient en était d'abord le poids excessif, puis la difficulté de les repolir quand ils étaient ternis. Aujourd'hui, grâce à la perfection avec laquelle les fabriques de glace peuvent couler des masses de verre homogène, les miroirs, à forme parabolique, sont faits en verre poli, que l'on travaille à la courbure voulue par les procédés du grand physicien français Foucault, et que l'on argente ensuite par simple immersion dans un bain chimique. De cette manière, quand l’argenture est ternie, il suffit de détacher le miroir, de faire dissoudre l'argent par l'acide azotique et de l'argenter de nouveau. Et, grâce à ces perfectionnements, les télescopes reviennent en faveur.
On a construit, par ce procédé,-des télescopes gigantesques : celui de l'observatoire de Paris, installé en 1876 dans le jardin, est, comme presque tous les télescopes modernes, d'ailleurs, monté équatorialement. On a supprimé toute coupole tournante et les observations se font en plein air ; l'observateur s'élève jusqu'à Ha bouche de l'instrument à l’aide d'un escalier mobile. L'image focale est renvoyée sur le côté à l’aide d'un petit prisme à réflexion totale et l'oculaire se trouve sur la partie latérale du tube, près de l'ouverture. Un hangar mobile sur des rails abrite le télescope quand iln'est pas en service. Le
Le grand télescope d
re de TOULOUSE (4,80 de longueur focale, 0 rture ; construit par Gautier)
miroir, de 1,20 de diamètre, a été taillé dans un bloc de verre de 700 kilogrammes et est installé au fond d’un tube de 72,50 de longueur : tout l'appareil pèse 2500 kilogrammes. Sa monture équatoriale est faite avec une telle perfection que la simple poussée du doigt suffit pour le mettre en mouvement. Actuellement, l'astronome Ritchey dispose d’un télescope dont le miroir a 1,90 de diamètre et a terminé celui de 24,50, qui est en service au Mont Wilson : c'est le plus puissant télescope du monde, existant actuellement.
Les télescopes ont un avantage sur les lunettes : c’est que les rayons lumineux, réfléchis simplement sur le miroir, n'ont pas, comme dans les lentilles, à {raverser un milieu réfringent pour
Ocu/aire
Grand miroir Parebolique 1 S 1 7mage focale renvoyée Sur le cor.
rer le petit miroir
Petit!
miroir | plan
& /mage virtuelle vue dans l'ocu/aire
Image virluelle droite vue dans l'oOCu/arre
Grand miroir à narabolique rerce dun frou central
Pelif MITOIP |
Concave
/mage Focale renversee
Image redressee fournie far le petit miroir
Grand miroir Perabolique percé = d'un frou central
Image virtuelle renversee vue dans /'Ocu/arre
Pefif miroir convexe
mage réelle et agrandie fournie Par le netit miroir
Image foca/e reñnversée