UNIVERSELLE
généralisèrent, quand vint se poser le grave problème de la circulation rapide de nombreux trains sur une route unique, il fallut songer à unifier l'heure des diverses stations.
Ce fut l'époque, pas encore très éloignée de nous, où dans chaque ville de France on avait deux « heures » différentes : « l’heure de la ville » et «l'heure de la gare », laquelle était celle de Paris.
transmise par le télégraphe.
L'heure de la ville avançait sur celle de la gare pour les stations situées à l’est du premier méridien; elle retardait pour celles qui étaient à l’ouest, et, pour certains points du territoire français, cette différence était importante, puisqu'elle atteignait 20 minutes à Nice et 27 minutes, en sens contraire, à Brest.
Cette double manière de compter le temps avait des inconvénients très manifestes et conduisait souvent à bien des erreurs. Aussi, en 1891, une loi rendit-elle obligatoire l'«heure de Paris » dans toute la France. La plupart des Etats de l'Europe et du monde avaient pris ou prirent, chacun pour l'étendue de son territoire, des mesures analogues.
C'était parfait, tant que l'on ne sortait pas des frontières d’une mème nation ; mais, dans les voyages internationaux, l'inconvénient devenait d'importance, et pour en rappeler un cas typique et classique, qui fut cité précisément pour provoquer l'unification de l'heure, sur les bords du lac de Constance, qui baigne cinq Etats diflérents : la Suisse, le duché de Bade, la Bavière, le Vurtemberg et l'Autriche, on ne comptait pas moins de cinq heures différentes. Il en résultait, dans les horaires des bateaux à vapeur, la plus grave complication.
Ainsi, tandis qu'une heure nationale devient suffisante pour les besoins d’un mème pays, elle ne l’est plus quand on passe d’un pays dans un autre. Elle ne l’est mème plus pour un même État, si son étendue est considérable de l'ouest à l’est, comme c'est le cas pour les États-Unis ou pour l'empire russe. Pour ce dernier pays, il serait midi à l’est de la Sibérie quand il ne serait encore que deux heures du matin à Pétro grad ; une heure unique y serait donc en contradiction avec les conditions astronomiques de la vie courante, et, par suite, impraticable.
On se trouvait donc devant une sorte d'impossibilité matérielle : celle d’avoir la mème heure pour tousles points du globe.
On résolut alors de se soumettre aux exigences du mouvement de la Terre par rapport au Soleil: puisque les points de notre planète défilent devant le Soleil en 24 heures, divisons le globe terrestre, comme un énorme melon, en 24 tranches égales et décidons que, dans chacune de ces tranches, on n'emploiera qu'une seule heure, celle de son méridien central.
Ces tranches s'appellent des /useaux horaires.
Dans ces conditions, chaque fois qu'on passera d'un fuseau dans un autre, ladiflérence sera exactement d’une heure « ronde », I suflira d'avancer où de retarder exactementd'une heure la petite aiguille de sa montre; la grande
La répartition des FUSEAUX HORAIRES sur un HEMISPHERE de la Terre
IS
LA l[RANSMISSION
des resteront en place, les mêmes au même
de la surface terrestre.
iseaux horaires qui a été arrêté
lle: la France l'a adopté depuis
-jointe en montre la réalisation pour I èr«
Chaque fuseau occupe une étendue de 15 degrés en
longitude et prend l'heure du méridien qui passe par son
milieu, le méridien origine étant celui de Greenwich.
Les Etats de petite ou de moyenne dimension prennent, pour tout leur territoire, l'heure du fuseau correspondant. Quant à ceux qui s'étendent sur plusieurs fuseaux,
ils répartissent leurs provincessuivant les heures diverses des fuseaux qui en coupent la plus grande partie (1
Mais il restait à réaliser cette conception, si élégante et Si pratique, de l'heure universelle, être certain q u'effectivement, sur toutes les horloges de la Terre, l'aiguille des minutes et celle des secondes indiqueraient, au même moment, les mêmes chibres.
C'est ce qui a été résolu à l’aide de la {ransmission de Uheure par la télégraphie sans fil.