‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 246 sur 390 · LA · texte numérisé non relu

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la surface duquel chaque feuille serait appliquée lui assignent la longitude et la latitude » ses parallèles terminaux. Quand la carte

ment publiée, il est à souhaiter que cette cons-

de l'assemblage de ces feuilles sur une sphère soit

sée par l'initiative, soit d'un Institut, soit d’un Etat, soit d'un généreux Mécène : car cette réalisation serait la plus com-

plète représentation de la Terre qui existerait.

218. La Navigation. — Navigation à l'estime. — Nous arrivons maintenant à l’une des plus admirables applications de l’Astronomie : c'est la navigation.

Naviguer, c'est conduire un navire d’un point à un autre de l'Océan. La navigation est donc l'art de conduire ce navire, en déterminant avec le plus de précision possible sa route sur la

mer. Comme les u points de repère, dès que l’on a perdu les côtes de vue, manquent au navigateur, c'est dans le ciel qu'il est obligé de les chercher :

c'est en cela que la navigation est une application de l’Astronomie.

Disons tout de suite que l’art de la navigation se présente sous deux formes bien distinctes : la navigation à l'estime et la navigation astronomique où navigation hauturière.

La navigation à l'estime est basée sur l'emploi de deux instruments : l'un sert à indiquer au marin la direction de sa route : c'est la boussole (ou compas); l'autre sert à lui indiquer la longueur du chemin qu'il a parcouru sur cette direction : c'est le Loch.

Quand le marin connaît la direction de sa route et le chemin parcouru, il peut reporter le tout sur la carte marine qui lui indique la position du point de la mer sur lequel il se trouve.

Tout le monde connaît la Boussole, basée sur la direction invariable que suit, en un lieu donné et pendant un temps assez long, une aiguille aimantée équilibrée au centre d'un cercle divisé.

Cette direction n’est pas celle du méridien géographique, car l'aiguille ne se dirige pas rigoureusement vers le « nord du monde » : elle se dirige vers un point, légèrement variable, qui est le pôle magnétique, et sa direction indique le méridien magnétique. Mais les physiciens déterminent pour chaque année, aux diflérents lieux de la Terre, l'angle que fait ce méridien magnétique avec le méridien géographique vrai; cet angle s'appelle la déclinaison magnétique. L'angle, corrigé de la déclinaison, que fait l'aiguille aimantée, avec l'axe du navire, donne donc au marin la direction de la rotte qu’il suit à la surface de l'Océan.

Le navigateur ne suit pas, à la surface des mers, le plus court chemin, c’est-à-dire l’arc de grand cercle qui unit le point de départ et le point d'arrivée de son voyage; il suit une courbe nommée lor( mie qui coupe tous les méridiens sous le même angle. Or (« l'avantage de la projection de Mercator), cette courbe est rep1 sur les cartes marines par une ligne droite faisant a s méridiens, qui sont parallèles entre eux, le même ang ourbe elle-même (/ig. p. 225).

Le marin conna mn angle de route tout de suite, en traçant simplement une ligne droite par le point de départ et le point rrivée, et en mesurant au rapporteur l'angle de cette lign: ridiens. S'il gouverne son bâti-

CL R. Thévenin. Navigation à l'ESTIME :

le COMPAS dans son HABITACLE, sous les yeux du TIMONIER.

La DÉCLINAISON magnétique.

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