NAVIGATION
ASNICE SIMUNTE ;
ment de façon que la quille du navire fasse constamment avec l'aiguille aimantée, corrigée de la déclinaison, un angle égal à l'angle trouvé, il marche dans la bonne direction, sauf les déviations que peuvent imprimer à sa route les actions de la « dérive » et des courants marins.
Le Loch est une petite hélice fixée à l'extrémité d’un câble et qu'on met à la traîne derrière le navire : la marche de celui-ci, par la réaction de l’eau sur les ailes de l’hélice, la fait tourner d'autant plus vite que le navire lui-même marche plus rapidement. Ce mouvement de rotation est transmis par le càble à un compteur de tours fixé à l’arrière du navire, et gradué empiriquement en milles marins. Quand on a laissétournerleloch pendant une heure, le cadran du compteur de tours indique le nombre de milles marins parcourus par le bateau, c'està-dire fait connaître sa vitesse.
Le marin, parti d'un point A figuré sur la carte, connaît par la boussole la direction de sa route ; le loch lui indique le chemin qu'il a parcouru sur cette direction. En la traçant sur la carte à partir du point A eten y portant une longueur proportionnelle à la route effectuée, le marin obtient ainsi un point M: c’est le point estimé qui marque le lieu auquel il se trouve.
Cette manière de se diriger comporte des erreurs : erreurs de « dérive », erreurs d'estimation de l'angle de route eterreurs sur la vitesse.
On a, il est vrai, construit des boussoles « compensées » dans lesquelles on annule autant que possible les perturbations produites sur la direction de l'aiguille par le fer et l'acier des navires ; on a, au cours des dernières années, généralisé, sur les grands navires tout au moins, l'emploi de ce merveilleux appareil conçu par le génie de Foucault et réalisé par Sperry : le compas gyroscopique, qui s'oriente mécaniquement dans la direction du méridien vrai, et dont nous avons parlé dans un chapitre précédent ; mais, malgré cela, il subsiste toujours des erreurs de route, de sorte qu'au bout de quelques jours, ces erreurs s'accumulant, entacheraient d'une grande incertitude la position du point estimé.
C’est précisément pour lever cette incertitude que l’on a alors recours aux méthodes de la navigation astronomique, qui permettent de substituer au point estimé le point calculé; mais, néanmoins, la navigation à l'estime est la seule applicable entre deux points calculés ; elle suffit pour les petits parcours, et souvent, quand le ciel, couvert de nuages, rend impossible l'observation des astres, elle est la seule possible. Aussi est-elle un moyen précieux, grâce à la carte marine qui est, comme nous l’avons déjà dit, un véritable instrument de navigation.
Le LOCH enregistreur à HÉLICE.
219. La navigation astronomique. — Le point calculé. — Nous allons voir, maintenant, comment le marin peut déterminer, d’après l'observation des astres, sa position à la surface de la mer.
I1 cherche pour cela deux lignes sur lesquelles doit se trouver son navire, et qu'il puisse aisément tracer sur la carte; ces deux lignes sont le parallèle sur lequel il se trouve, autrement dit sa latitude, et le méridien, c'est-à-dire sa longitude.
Pour déterminer le parallèle sur lequel il se trouve, il part de ce principe, c’est que la latitude d’un lieu est égale à la hauteur angulaire du pôle céleste au-dessus de l'horizon de ce lieu. L'examen de la figure 153 démontre suffisamment cette proposition.
Ce principe étant admis, il est facile de déterminer la latitude d’un lieu par l'observation d’un astre au moment de sa culmination, c'est-à-dire de son passage supérieur au méridien (fig. 153). Soit S une étoile au moment où elle passe au méridien. On voit par l'examen de la figure que la latitude du lieu est égale à la « déclinaison » de l'étoile (c'est-à-dire à sa distance à l'équateur) diminuée de sa «distance zénithale » (laquelle est le complément de la hauteur au-dessus de l’horizon au moment de la culmination).
Or, en mer, il est facile d'observer la culmination d’une étoile
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