ASTRONOMIQUE
En 1876, il fut chargé d'établir à Paris un observatoire spécialement consacré aux recherches d'astrophysique. Cet observatoire, dont il fut le premier directeur, installé d’abord à Montmartre, fut transféré, en 1877, à Meudon, dans les bâtiments de l’ancien chäteau.
Cet observatoire est aujourd'hui dirigé par l’un des plus remarquables astronomes de ce temps, M. Henri Deslandres, membre de l'Institut.
Ancien élève de l'Ecole polytechnique, ancien colonel du génie, M. Deslandres a quitté l’armée, après avoir obtenu le brevet d'état-major, pour se consacrer uniquement à des recherches de spectroscopie astronomique : après une brillante thèse de doctorat, il entra comme astronome titulaire à l'observatoire de Meudon, en 1897. Ses principales découvertes se rapportent à la spectroscopie céleste. Inventeur du spectrohéliographe, il a pu photographier la chromosphère en dehors des éclipses, et il a découvert sur le Soleil les filaments qui se remarquent à la surface de l'astre. Il a appliqué le principe de Doppler-Fizeau à la mesure des vitesses radicales des astres et a complété les notions acquises sur les radiations ultraviolettes.
Ces magnifiques travaux lui valurent le double honneur d'entrer à l’Académie des Sciences, en 1902, en remplacement de Faye, et d'être nommé directeur de l'observatoire de Meudon en 1908, après la mort de Janssen.
Enfin il faut citer, au premier rang des pionniers de l’Astronomie, les remarquables savants américains et anglais comme Shapley, Eddington, Dyson, Michelson, Slypher, Macpherson, Adams, van Maanen,.……… etc., qui dans les admirables observatoires américains, dotés, par des mécènes, d'instruments sans pareils, en particulier à l'observatoire du Mont Wilson, étendent chaque
naissances dans le domaine du ciel.
234. La photographie astronomique. — Lorsqu'en 1839 Niepce et Daguerre firent leur admirable découverte de la photographie, on nesoupçonnait pas alors l’importance des applications quelle devait avoir par la suite.
Cependant, dès le début, un astronome de génie, Arago(1786-1853),qui s'était rendu célèbre par la mesure de la méridienne de France eflectuée avec Biot, dans les conditions les plus difficiles, en 1809, avait pressenti l'importance du nouvel agent pour l'observation des phénomènes naturels, et avec cette élégante clarté qui caractérisait toutes ses notes et a fait de lui «le premier vulgarisateur du xix° siècle », il insista, en présentant à l'Académie des Sciences les premières épreuves de Niepce et de Daguerre, sur les applications capitales que la nouvelle découverte aurait certainement dans le domaine del’Astronomie.
Ces précisions si justés ne tardèrent pas à se réaliser. Dès 1845, deux physiciens français, qui firent faire en même temps de grands progrès à l'Astronomie, Fizeau et Foucault, obtinrent la première image photographique du Soleil : Æizeau (1S19- 1896), à qui l’on doit, en collaboration avec Foucault, la mesure directe de la vitesse de la lumiere et le principe dit « Doppler- Fizeau », qui permet de déterminer les vitesses radicales des étoiles ; Foucault (ISIS-1S68), à qui l'on doit la démonstration directe de la rotation de la Terre par le pendule et le gyroscope, les procédés pour ia construction des miroirs, le sidérostat, etc.
En 1559, Warren de la Rue obtint des clichés de la Lune, du Soleil, de Saturne et de Jupiter. Aujourd’hui la photographie est appliquée d'une manière courante à l'étude de la spectroscopie des astres : des astronomes comme sir et lady Æuggans, comme Mr. David Gill au cap de Bonne-Espérance, comme