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icatesse et d'une difficulté qu'il r, a été effectuée au Bureau interà Sèvres, par le professeur Mi-
1ière, il ä ainsi trouvé, après de q dans l'air, à la pression de 76 centi- S nercure et à la température de + 15° centigrades,
a onde de la radlatioOl
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itions, le mètre étalon peut venir à disparaitre : ujours le reconstituer à l'aide d'une unité de lonite par excellence, et qui, {ant que la lumière , demeurera absolument invariable.
253. Les grandes opérations géodésiques au XIX: siècle. — Dès que furent terminées les guerres du commencement du xix° siècle, toutes les nations civilisées, marchant sur les traces de la France, qui avait, en cela comme en toutes choses, ouvert la voie au progrès, entreprirent de grandes expéditions géodésiques, et les astronomes Airy en Angleterre et Bessel en Allemagne firent faire à la science de la Terre des progrès considérables : ils montrèrent par leurs calculs que l'aplatissement probable de notre planète devait être très voisin de 1/299, et qu'on pouyait assimiler le géoïde à un ellipsoide de révolution, avec une précisic )n très suffisante.
Puis vint l'ère des grandes triangulations, établies pour la mesure des arcs de méridien très étendus : de 25 deg en Russie, de 22 degrés pour l'arc anglo-français, de 24 degrés aux Indes. L'ensemble de ces mesures, faites avec une précision admirable, permit de démontrer d'une façon définitive l'ellipticité de la Terre.
En France, le mouvement vers les opérations géodésiques avait subi un temps d'arrêt depuis 1830, temps d'arrêt qui s'explique par le fait que le service d'Etat-major, chargé des cpératons pete paques avait En concentrer toute son acti-
terrain et à dresser les ie Mais le mouvement reprit en 1860 avec le général Perrier, qui reçut, à cette époque, la mission d'opérer la jonction de la triangulation française et de la triangulation anglaise par-dessus le Pas de Calais.
Perrier était alors capitaine d'Etat-major; il fut vivement frappé des progrès que nos voisins d'outre-Manche avaient faits dans une science dont la création était française. Il communiqua ses impressions au Dépôt de la guerre en insistant sur l'utilité qu'il y aurait à refaire une nouvelle fois la mesure de la méridienne de France, mesure que réclamaient énergiquement, et l'Observatoire et le Bureau des longitudes.
L'Administration de la guerre hésitait à se lancer dans une entreprise aussi grosse, quand Perrier eut le bonheur de faire une observation qui décida de tout : en stationnant sur les montagnes qui bordent la Méditerranée dans le voisinage d'Oran, il constata que, dans des circonstances atmosphériques favorables, on pouvait apercevoir quelques-uns des sommets de la Sierra Nevada, en Espagne. Il en conçut la possibilité de relier trigonométriquement le réseau de la triangulation algé-
Mission $éodesique
Dressage d le sommet d'El Redondo (3 S00®)
NDES OPÉRATIONS GÉODÉSIQUES
rienne ayec celui de la FF triangulation espagnole.
Comme celle-ci est reliée à la triangulation française, laquelle venait précisément d'être reliée à celle d'Angleterre, on pouvait songer à réaliser un arc immense, S'étendant des iles Shetland Laghouat, sur un développement en latitude de 28 degrés.
Ce projet trouva dans Faye un ardent défenseur, et le maréchal Niel, alors ?
ministre de la guerre, fit 4 * voter les crédits indispen- | + / Ne sables : le projet fut adopté La. Otto.
en 1869 et Perrier fut Le senéral BOURGEOIS, de l'Institut. chargé de son exécution.
Dès 1870, les opérations commencèrent et l'enchaîinement fut terminé en 1888. Trois bases furent mesurées de 1888 à 1892: La jonction de l'Algérie et de l'Espagne fut réalisée par Perrier en 1879, au prix de difficultés inouies. avec la collaboration du général espagnol Ibanez, qui était placé, avec ses appareils, sur le pic de Mulhäcen, dans la Sierra Nevada, pendant que Perrier était, près d'Oran, sur celui du djebel Muchacho.
Depuis 1831, date à laquelle la Tunisie a passé sous le protectorat français, elle a été recouverte d'un réseau de triangles qui prolonge celui de l'Algérie, et qui a été, par l'intermédiaire de l'ile de Pantellaria et de la Sicile, rattaché au réseau trigonométrique italien. Nos possessions africaines, déjà reliées à l'Europe par l'Espagne, le sont donc également par l'Italie.
A la fin du xix* siècle, les géodésiens de l'Association géodésique internationale, réunis en congrès à Stuttgart, exprimèrent le vœu que l'arc du Pérou, mesuré, comme nous l'avons vu, par Bouguer et La Condamine, en 1736, et dont la longueur avait servi de point de départ à la détermination du mètre, fut mesuré de nouveau avec toute la précision possible. La France fut chargée de faire cette mesure, dont l'exécution incomba au Service géographique de l’armée.
La mission fut organisée avec l'appui du gouvernement de la République de l’'Équateur, à Quito; elle était dirigée parle colonel (aujourd'hui général) Bourgeois. Une mission de reconnaissance, composée des capitaines Maurain et Lacombe, partit en mai 1899 et revint à Paris le 31 décembre de la même année, après avoir fait sur le terrain les travaux préliminaires et arrèté le choix des stations. L'année 1900 et les quatre premiers mois de 1901 furent consacrés à la préparation de l’expédition..
Une question s'était posée, celle de savoir si la mission devait être confiée uniquement au Service géographique de l’armée ou si l'Académie des sciences désirait y prendre une participation active. Sur la proposition de Henri Poincaré, on décida de la confier exclusivement au Service géographique de l’armée.
. Il y a un corps qui est fait pour ce travail », disait l'illustre mathématicien, dans son rapport à l'Académie; « nous ne
TTI EN
Phot. du Itcol Perrier.
française de l'Equateur
Station astronomique de Pinilar (3 909*). La cabane méridienne, le signal séodesique
PASS OICTEAMLTON