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Le MONT-SAINT-MICHEL et le rocher de TOMBELAINE vus du rivage (envahissement de la mer).
connus : l'envahissement de la mer autour du Mont-Saint- Michel, la submersion légendaire de la ville d'Ys; en Hollande, le Zuyderzée, aujourd'hui mer, naguère lac, et antérieurement simple marais, n'a cessé de s'approfondir depuis l’époque historique. Enfin, certains de ces phénomènes sont allernatifs, comme le montrent, à Pouzzoles, les colonnes du temple de Sérapis, dont les mouvements sont d'environ un millimètre par annee, en movenne.
Il arrive fréquemment, dans les pays de montagne, que le spectateur puisse, placé sur une cime, apercevoir des montagnes éloignées dont la crète dépasse à peine le sommet d'une colline placée en face de lui. Or, dans plusieurs régions, ces visibilités de cimes lointaines ont cessé, par suite d'un exhaussement de la montagne interposée ou d'un affaissement de celle où se trouvait le spectateur : on a signalé des faits analogues en Thuringe, en Suisse, dans le Jura.
Ainsi les affaissements et les exhaussements de l'écorce terrestre ne sont pas des faits isolés, mais constituent un phénomène de caractère général. On comprend alors combien est grande, au point de vue de l'histoire passée et à venir de la Terre, l'importance du nivellement de précision; c'est la gloire d'un savant français, M. Ch. Lallemand, membre de l'Institut, d'en avoir poussé la méthode et la technique à un degré d’exactitude inconnu avant lui.
266. Les mouvements rythmiques de l'écorce. Les « marées terrestres ». — Enfin, il est une dernière catégorie de mouvements que subit l'écorce terrestre, mouvements rythmiques, cette fois, et dont l'origine, essentiellement astronomique, tient à l'attraction des astres voisins, la Lune et le Soleil; nous voulons parler des
marées de l'écorce ».
C'est un des plus grands parmi les savants anglais, lord Kelvin, qui s’est le premier posé la question de savoir si l'écorce terrestre était indéformable, ou si, au contraire, elle ne serait pas « élastique ». Dans ce cas, sa forme devrait être constamment modifiée par les actions attractives, tantôt combinées et tantôt contrariées, qu'exercent sur elle la Lune et le Soleil.
En vertu de cette attraction luni-solaire, un corps mobile, par exemple la masse pesante suspendue à l'extrémité d’un fil à plomb, est soumise en permanence à cette attraction luni-solaire, et le prolongement du fil doit donc décrire une certaine courbe sur une feuille de papier placée au-dessous de lui.
Cela dort se passer «théoriquement ». Mais, pratiquement, il faut voir quelle est l’importance de cette force perturbatrice.
De prime abord, on pourrait la croire as-