‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 36 sur 390 · DES PÔLES · texte numérisé non relu

DES PÔLES

déductions il fut conduit à en faire l'énoncé. D'abord, si la planète n'était soumise à aucune force extérieure, son mouvement serait rectiligne ; elle continuerait à se mouvoir indéfiniment en ligne droite suivant la direction de l'impulsion initiale qu'elle a reçue.

Du moment que la trajectoire de la planète n'est plus une ligne droite, c'est que la planète est nécessairement sollicitée par une force ; en s'appuyant sur la proportionnalité des aires aux temps employés à les balayer (2° loi de Képler), on démontre aisément que cette force doit être dirigée vers le centre du Soleil.

En étudiant la nature de la trajectoire elliptique des planètes, Newton en déduisit la variation de la force attirante, et démontra que cette force, qui relient chaque planète sur son orbite, varie en raison inverse du carré de sa distance au Soleil.

Enfin, la troisième loi de Képler conduisit Newton à conclure que la force qui retient ainsi chaque planète sur son orbite est proportionnelle à la masse de cette planète et ne dépend pas de sa nature, de sorte que, placées à la même distance du Soleil, toutes les planètes fomberaient sur cet astre avec la même vitesse.

Telles sont les considérations par lesquelles Newton déduisit, des lois de Képler, la loi plus générale encore de la Gravitation universelle, qui régit le mouvement des Sphères célestes.

30. Mouvement de translation de la Terre autour du Soleil. — La Terre, étant une planète du système solaire, doit, par conséquent, obéir aux lois de Képler et doit décrire une orbite elliptique dont le Soleil occupe un des foyers.

Si la Terre était affranchie instantanément des diverses forces qui agissent sur elle, elle s'échapperait de son orbite en décrivant une ligne droite dans l’espace, et elle parcourrait cette ligne droite à la vitesse de 106 000 kilomètres à l'heure, vitesse qui ferait, évidemment, reéver les plus ambitieux de nos aviateurs ou les plus téméraires de nos chautieurs d'automobile.

Mais l'attraction du Soleil la fait « tomber » vers lui, pendant le même temps, d’une longueur de 58 kilomètres : cette lon œueur représente l'écart de la tangente et de l’ellipse sur laquelle le Soleil maintiendrait la Terre, s’il existait seul avec elle,

Ainsi la Terre, non seulement tourne sur ellemême par suite de son mouvementde rolation, mais encore tourne autour du Soleil, emportée par son mouvement de translation qui lui fait décrire, autour de l’astre,une orbite elliptique, sur laquelle son centre doit rester situé,

On a donné un

Le mouvement de ROTATION de la Terre autour de son axe et son mouvernent de TRANSLATION autour du Soleil

Longueur du CHEMIN PARCOURU par la Terre sur son orbite, en une heure (L'échelle de cette longueur est fournie par le diamètre de la Terre)

nom à cette orbite de la Terre autour du Soleil : on l'appelle l'écliptique.

Le grand axe de l'ellipse qui constitue l'écliptique a une longueur de 297 500 000 kilomètres et l’excentricité de cette ellipse est assez faible : 1/60° environ, de sorte que l'orbite de la Terre autour du Soleil, bien qu'elliptique, se rapproche cependant d'une circonférence de cercle. La distance moyenne du Soleil à la Terre est donc de 148 millions de kilomètres, c'est-à-dire un peu plus de 23000 fois le rayon du globe terrestre. On peut traduire ce résultat en un exemple plus saisissant ; un train rapide, marchant à la vitesse de 100 kilomètres à l'heure, mettrait 173 ans et demi à parcourir la distance qui sépare la Terre du Soleil.

Cette orbite de la Terre est parcourue en un an par le centre du globe et la longueur totale du chemin ainsi eflectué est, en chiffres ronds, de 930 millions de kilomètres, ce qui correspond à la vitesse moyenne de cent six mille kilomètres à l'heure !

Mais cette vitesse est la vitesse moyenne calculée d’après la longueur de la route effectuée et le temps employé à la parcourir ; en réalité, cette vitesse n’est pas constante et varie en chaque point de l'orbite terrestre, en vertu de la seconde loi de Képler, qui fait que la Terre va, tantôt plus vite, tantôt plus lentement, suivant qu'elle est plus où moins voisine du Soleil.

C'est ainsi qu’au voisinage du solstice d'été, c'est-à-dire de la position la plus éloignée de l'astre, la vitesse de la Terre sur son orbite est de 28900 mètres par seconde, tandis que quand elle occupe la position la plus voisine du Soleil, au solstice d'hiver, sa vitesse est de #0 000 mètres à la seconde.

Remarquons tout de suite que cette vitesse dépasse beaucoup celle des projectiles les plus rapides; les balles des carabines les plus perfectionnées et les plus récentes, lancées par des explosifs tels que la cordite, par exemple, atteignent péniblement la vitesse initiale de 1000 mètres à la seconde: de la Bertha qui a bombardé Paris en 1918 n'avaient que

les obus

1 500 mètres de vitesse initiale, et cette v itesse est loin de celle avec laquelle la Terre est emportée dans l’espace.

Ainsi nous sommes, du fait seul de la translation de la Terre autour du Soleil, entrainés à la vitesse formidable de 106 000 kilomètres à l'heure.

Et sinous nenous

€ n apel cevons pas,

etesSt que nous manquons de points de repère rapprochés aux quels nous pout

rIons comparer NOS pPOSITIONS SucC-

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l'erre est donc ani

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28 L° ATTR'ACEION

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