FLUCTUATION
trième oscillation de la ligne des pôles, donc à une nouvelle ondulation de la surface du cône de précession ; la petite ellipse que décrirait l'axe terrestre du fait de ce phénomène lunaire, dont la période est de quatorze jours, a des axes ayant respectivement deux dixièmes et quatre dixièmes de seconde.
De que si l'on cherchait à représenter par ungraphiquele mouvement vrai de l'axe terrestre, il faudrait le prolonger par la pensée jusqu'à sa rencontre avec cette sphère imaginaire qu'on appelle la voûte céleste. Et alors, cet axe ainsi prolongé décrirait sur la voûte céleste en l4 jours une première et très petite ellipse dont le centre se meut en 6 mois sur une ellipse un peu plus grande; le centre de celle-ci se meut en 18 ans 1/2 sur une troisième ellipse, plus grande cette fois, due à la nutation, et enfin le centre de cette troisième ellipse parcourt, en 26000 ans, la circonférence du cercle dû au phénomène de la précession des équinoxes.
sorte
F1G. 54. — La latitude d'uu lieu est égale a
la HAUTEUR du pôle P au-dessus de l'horizon H de ce lieu.
17. Fluctuation des latitudes et déplacements des pôles terrestres. — Telles sont les irrégularités présentées par le mouvement de rotation de la Terre ; elles ont comme résultat de faire décrire à l'axe terrestre, prolongé jusqu'à la voûte céleste, une courbe à sinuosités superposées.
Mais, au moins, cet axe est-il fixe dans la Terre elle-même? et peut-on considérer celle-ci comme « calée » solidement sur l'axe autour duquel elle tourne? ou, au contraire, cet axe ballotte-t-il à travers la sphère? Nous allons voir que cette dernière hypothèse est la vraie, et que les pôles terrestres subissent à la surface du globe un véritable déplacement.
Ce phénomène est connu, depuis peu d'années seulement, sous le nom de /luctuation des latitudes. Nous allons essayer de le décrire en remontant à l'histoire de sa découverte.
Nous avons vu, au chapitre [°", que chaque point de la surface terrestre était repéré sur les mappemondes et sur les cartes géographiques par deux nombres : l'un est sa longilude, qui donne sa distance à un méridien originel, celui de Greenwich; l’autre est sa latitude, qui indique sa distance à l'équateur, cette distance étant comptée en degrés sur un méridien.
Dans les observatoires astronomiques, on ne détermine pas directement cette distance à l'équateur, mais bien son complément, c'est-à-dire la distance angulaire au pôle : c'est ce qu'on appelle la colatitude, que lon obtient en retranchant de 90 degrés le nombre qui indique la latitude.
Cela revient à déterminer l'angle que fait la ligne qui joint les pôles de la Terre avec la verticale du lieu de l'observation (fig. 54).
La détermination expérimentale de la latitude par l'observation des astres est l'opération journalière des voyageurs, géographes ou marins; ils la déterminent facilement, soit avec le théodolite, soit avec le sextant, à 20 ou 50 secondes d'arc près, ce qui correspond à une erreur de position qui ne dépasse pas 600 à 900 mètres à la surface de la Terre.
Dans les observatoires fixes, munis d'instruments de post-