‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 52 sur 390 · COORDONNÉES · texte numérisé non relu

COORDONNÉES

ECCIPMIQUES

24 décembre 1 anvier

POINTS DIFFÉRENTS de l'horizon où se LEVE le Soleil aux solstices

s'appelle la ligne des équinoxes. L'extrémité de cette ligne située au point où le Soleil parait monter de l'hémisphère austral à l'hémisphère boréal se nomme l’équinore de printemps, ou point vernal: on le désigne par le symbole +. L'autre extrémité de la mème ligne est l’'équinore d'automne que l’on représente par le symbole =.

On appelle année tropique l'intervalle de temps que met le Soleil moyen à revenir au point y ou équinoxe de printemps. ’uisque le plan de l'écliptique, sur lequel parait se mouvoir le Soleil, coupe celui de l'équateur, il en résulte que la déclinaison du Soleil varie constamment, puisque cette déclinaison est l'angle que fait avec l'équateur le rayon visuel allant au Soleil. Toutefois, il est une époque de l’année où cette variation se fait très lentement : c'est l'instant où l’astre, dans son mouvement apparent, P s'éloigner de l'équateur pour s’en rapprocher : on dit alors que le Soleil est à un solstice. D'après cela, on voit que l'on nomme solstice (sol stat, le Soleil s'arrête) les points où le Soleil atteint sa plus | œrande distance à l'équateur; celui qui se trouve cans l'hémisphère boréal s'appelle le solstice d'été.

celui qui se trouve dans l'hémisphère austral est

le solstice d'hiver.

La ligne qui joint les solstices dans le plan de l'écliptique est perpendi-

culaire à la ligne équinoxes. Ainsi dans son mouvement apparent autour de la Terre, le Soleil semble décrire sur la sphère céleste immense hélice, dont les 365 spires, plus écartées les unes autres quand l'astre est au voisinage de l'équateur, sont au contraire resserrées au point de se confondre presque quand l'astre arrive aux parallèles extrèmes

cesse de

our à l’autre

14 janvier.

de sa course, c'est-à-dire aux parallèles dont la distanceangulaire à l'équateur est de 23 degrés et demi, soit au nord, soit au sud; il est alors aux solstices. Quand il est dans le plan de l'équateur, on dit qu'il est aux équinores.

52. Coordonnées écliptiques : longitude et latitude. — Puisque le Soleil paraît se mouvoir dans un plan oblique sur l'équateur et qui se nomme l'échptique, ce plan peut nous fournir la définition d'un nouveau système de coordonnées pour préciser la position d’un astre dans le ciel.

Au lieu de définir la position d’un astre À par son ascension droite et sa déclinaison, comme nous l'avons fait jusqu'à présent, on peut prendre pour cercle fondamental l'écliptique et pour pôle principal le pôle boréal de l'écliptique sur la sphère céleste.

Soit (fig. 61) EE” le plan de l'équateur, avec les deux pôles Pet P'; soit S S' le plan de l’écliptique, dont les pôles seront les points W et W', et soit yle point d’intersection du grand cercle de l’écliptique avec l'équateur.

Considérons un astre placé en A sur la sphère céleste. Menons le grand cercle passant par cet astre et par les deux pôles de l'écliptique W, W!. Ce cercle coupe celui de l'écliptique en un point A’.

Nous appellerons longitude écliptique (ou simplement longitude) la longueur de l'arc y A’ comptée dans le sens de la flèche ; nous appellerons latitude de l’astre, la longueur de l’are A A’ comptée de O0 degrés à 90 degrés avec le signe (+) ou le signe (—) suivant que l’astre est au-dessus ou audessous de l'écliptique.

Ona ainsi un système de échiptiques.

Il ne faut pas confondre la longitude et la latitude ainsi définies avec la longitude et la latitude géographiques, avec lesquelles elles n'ont de commun que le nom. On ne peut pas mesurer directement la longitude et la latitude d'un astre, puisque l’on manque de points matériellement visibles pour en fixer les origines. La longitude et la latitude se déduisent de l'ascension droite et de la déclinaison de cet astre par un calcul de trigonométrie sphérique, calcul qui exige en outre la connaissance exacte de l’obliquité de l'écliptique.

coordonnées

Longitudes et latitudes célestes

53. Détermination exacte de la position des points équinoxiaux. — On se demande naturellement comment on peut

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