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FIG. 77.— Le SPECTRE SOLAIRE:
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En haut, spectre obtenu avec un PRISME; en bas, spectre obtenu‘avec un RÉSEAU (spectre normal).
SOI ATRENEISSIESMRATES
nommé Frauenhofer, y découvrit, en 1811, un phénomène qui devait être le point de ‘départ d'une longue série de conquêtes scientifiques ; il constata que le spectre de la lumière solaire était strié d’un nombre considérable de raies noires, les unes larges, les autres extrèémement fines.
Il donna aux principales de ces raies les noms des lettres de l’alphabetet en fit une description minutieuse.
Un demi-siècle plus tard, deux savants allemands, Kirchhoff et Bunsen, découvrirent, dans la même voie, un phénomène nouveau et qui augmenta considérablement la portée de la
Prisme
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F1G. 76. — Figure schématique d'un SPECTROSCOPE à prisme,
découverte de Frauenhofer. Ils constatèrent qu'un corps incandescent, solide ou liquide, donne un spectre continu et dépourvu de raies noires. D'autre part, ils constatèrent également que tout corps incandescent, non plus à l’état solide ou liquide, mais à l'éfat de vapeur, émettait un spectre composé seulement de quelques lignes brillantes.
Mais ils eurent la gloire de découvrir que ces lignes, par leur nature et leur position dans le spectre, sont caractéristiques de la nature du corps en vapeur qui donne le spectre considéré.
Cela signifie que chaque corps de la Chimie a son spectre particulier dont les raies présentent une nature et une disposition spéciales : et cela est vrai à tel point qu'ilsuffit, à l'examen d'un spectre donné, d'y reconnaître la présence de quelquesunes de ces raies spécifiques d'un corps pour pouvoir affirmer la présence du corps simple correspondant, dans la source lumineuse dont les rayons, décomposés par le prisme, ont fourni le spectre en question.
Par exemple, le sodium donne une raie jaune brillante caractéristique, raie qui se dédouble en deux avec des instruments un peu puissants, et qui occupe la place de la raie désignée par la lettre D dans le spectre solaire; eh bien! si dans un spectre on voit apparaitre la raie D, on peut affirmer, dans la source d'où provient le spectre, la présence du sodium.
Cette spécification des divers corps simples par des raies spéciales a fourni à la Chimie, non seulement le plus sensible de ses moyens d'analyse, mais encore une merveilleuse méthode d'investigations.
Les chimistes, aussitôt après la découverte des « raies » de chaque corps simple, en firent le tableau complet. Quand donc, dans un spectre, on voit une raie qui n’est pas comprise dans le catalogue des raies connues et cataloguées, c'est qu'elle appartient à un corps nouveau, encore inconnu, et qui setrouve nécessairement à l'état de vapeur dans la source d’où provient le spectre en question. On peut alors y rechercher ce corps nouveau.C'est ainsi qu'ont été découverts, entre autres métaux inconnus, le cæsium, le rubidium, le thallium et le gallium,
pour ne citer que ceux-là.
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