CAN COUCHE
portent à l'état pâteux. La surface extérieure, celle qui rayonne vers l'espace froid, est le siège de phénomènes de condensation, dont le résultat est la formation de gouttelettes liquides ou solides portées à l'incandescence. Ainsi s'explique le spectre continu fourni par la photosphère, qui est, par conséquent, un nuage de condensation.
Mais, d'autre part, les raies noires, les raies de Frauenhofer qui sillonnent le spectre continu donné par la photosphère, nous montrent que les rayons lumineux qui sont issus de celle-ci traversent une atmosphère formée de. vapeurs absor bantes, et la place de ces raies noires nous permet de préciser la nature chimique de ces vapeurs.
On y trouve tous les métaux connus
le sodium, le
sur la terre, surtout le fer calcium, l'hydrogène, etc... Les métaux dits « précieux », comme l'or et le platine, sont rares,et l'oxygène ne s'y montre pas.
Il est vrai que le spectre solaire présente les raies de ce métalloide, mais elles sont dues à l'absorption des rayons lumineux par l'atmosphère terrestre qu'ils sontobligés de traverser.
Le travail le plus complet pour l'étude du spectre solaire est celui du physicien américain Rowland. Gräce à l'habileté avec laquelle il fabriqua des « réseaux dispersants, il réussit à réaliser un spectre dont la série des planches photographiées atteint une longueur totale de 20 mètres er qui contient plus de 20000 raies noires, y compris celles de la région ultra-violette. :
Il a comparé aussi, avec le même puissant appareil, les spectres de presque tous les éléments connus au spectre du Soleil. Ses conclusions sont les suivantes :
Presque tous les corps de poids atomique léger (inférieur à 120) et les métaux en particulier se retrouvent dans le Soleil. Les métalloïdes (sauf l'hydrogène, le silicium et le carbone) ne montrent pas de coincidences, sans que l’on puisse affirmer leur absence. De toute façon, les corps légers rencontrés dans le Soleil sont ceux qui composent l'écorce terrestre. Ainsi, selon toute vraisemblance, la Terre, échauffée à la même température que le Soleil, donnerait le même spectre.
Les étoiles dites jaunes, qui forment le tiers des étoiles du ciel, ayant le mème spectre que le Soleil, doivent donc avoir la mème composition, ce qui milite en faveur de l'unité de la matière dans l'Univers. D'autre part, il faut remarquer que, sur les 20 000 raies du spectre de Rowland, un tiers seulement a pu étre identifié avec les éléments terrestres connus, et les astres, autres que les étoiles jaunes, ont aussi un nombre
important de raies dont l’origine est encore indéterminée. On peut en déduire que la nature renferme ainsi de nombreux corps simples que nous n'avons pas encore reconnus.
On peut dire aussi que la matière, dans le Soleil, les étoiles
ENVERSANTE
Apparition de la COUCHE RENVERSANTE au cours d’une éclipse totale ; le spectre-éclair : (1) début de l'éclipse; (2) instant de éclair ; (3) apparition de la chromosphere et des protu-
bérances
a formation du spectre-
EReTE