‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 74 sur 390 · SPECTROSCOPE · texte numérisé non relu

SPECTROSCOPE

leil, doit être immédiatement écartée; il suffit de regarder l'agitation incessante de la surface de l’astre pour s’en rendre compte, et il suffit surtout de constater que la vitesse angulaire des taches n'est pas constante, mais varie avec la latitude de la tache; elle est plus rapide à l’'équateur et plus lente d’un trentième environ à la latitude de 35 degrés.

Mais on est, aujourd’hui, amené à la conclusion que le Soleil est un globe gazeux, soumis à des pressions formidables résultant de sa masse même. Le calcul établit que la densité moyenne du globe solaire est voisine de 1,5 de celle de l’eau, alors que celle du globe terrestre est égale à 5 fois et demie cette même densité.

Si l'on portaitune masse de gaz à la haute température attribuée au Soleil (6000 à 10000 degrés à la surface et six millions de degrés au centre, d'après Arrhenius)et si en même temps on le soumettait aux énormes pressions indiquées, il prendrait une densité voisine de celle que nous avons donnée, c’est-à-dire voisine de 1,5. Comme, d'autre part, Maxwell a montré que la viscosité d'un gazaugmente avec sa température; si, de plus, sa pression atteint, comme c’est le cas pour le Soleil, plusieurs millions d'atmosphères, sa viscosité peut atteindre celle d’un corps päteux, de la poix, par exemple. Ainsi s'explique la longue durée relative des taches, qui vivent entre quelques jours et deux mois.

Nous sommes donc amenés à considérer le Soleil comme un amas de substances gazeuses, que des pressions de plusieurs millions d'atmosphères, jointes à des températures qui, au centre, doivent sans doute atteindre six millions de degrés,

SPECTROSCOPE à plusieurs prismes

4e Wulualor

adapté à l'oculaire de la grande lunette de l'Observatoire de Yerkes

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