‹ Le ciel. Illustré sous la direction de Lucien RudauxChapitre 8 sur 390 · ITE · texte numérisé non relu

ITE

mentant à mesure que les étoiles sont plus éloignées de l'étoile polaire, mais tous ces cercles sont décrits pendant le mème temps. Enfin, on constate que, la distance de l'étoile considérée au centre de rotation augmentant toujours, il y qui se couchent à l'ouest pour ensuite reparaitre à l'est; il est donc permis de penser que ces étoiles ne font la règle que suivent celles que

a des étoiles

pas exception à nous ne voyons pas se coucher, etqu'elles décrivent,elles aussi, en nuant leur trajet au-dessous de l'horizon.

Mais cela ne peut avoir lieu qu'à la condition que la Terre soit complètement libre dans l’espace, y soit « isolée » et ne repose sur aucun « support

D'ailleurs, ce « support », s'il existait, devrait forcément avoir de grandes dimensions et serait, par conséquent, visible d'un certain nombre de points de la Terre. Or, jamais un tel support n'a été voyages des navigateurs. De plus, ces

des courbes fermées conti

observé, au cours des

ù vovages memes nous indiquent que la Terre doit ètre, non seulement isolée, mais encore de forme généralement arrondie, car les marins qui, depuis Magellan, ont poursuivi leur route toujours dans la mème direction, vers l'est, par exemple, sont revenus à leu point de départ, sans avoir rencontré ou aperçu le pilier qui aurait à supporter la Terre.

Ce support n'existe donc pas et l'on peut, l'on doit la consi dérer comme étant complètement isolée dans l'espace. 5. Première idée de la rotondité de la Terre.— | obser vation bien simple va, d'ailleurs, nous permettre de serrer la

question de plus près.

Supposons-nous placés au bord de la mer, et, du haut d'une falaise, examinons, à l’aide d’une longue-vue, un navire qui s'approche de la côte.

ne

Nous ne voyons d’abord que la pointe de ses mâts, puis ses voiles hautes. Ce n'est qu'après un certain temps qu apparaissent ses voiles moyennes et ses voiles basses, et cependant la coque reste invisible au-dessous de l'horizon. Elle apparait enfin et le profil du navire se dessine en entier sur la ligne qui sépare le ciel de l’eau. Alors il semble descendre à mesure qu'il s'approche du rivage etqu'il parait plus grand.

Cette succession des apparences du navire tient à la courbure de la l'erre, courbure que suit la surface des mers qui larecou vrent : le navire reste invisible tant qu'il se trouve derriere l'extumescence liquide formée par la courbure de la Terre, vue de l'endroit où se trouve l'observateur. Le point extréme où sa coque sera visible sur la ligne d'horizon est d'autant plus reculé que l'observateur est lui-même plus élevé au-dessus du niveau de l'Océan ; la ligne de contact des rayons visuels avec la surface convexe des mers se nomme l'horizon apparent (fig. 1

Cette de l'horizon approximation encore plus grande dans notre premiere étude de la Terre.

Plaçons-nous, en eflet, sur une colline, au bord de la mer, et

notion apparent va nous conduire à une

munissons-nous d'un cercle divisé de précision dont on puisse rendre le plan vertical et dont, à l'aide d’un fil à plomb ou d'un le la

mobile sui

diamètre

le

niveau sensible, rende horizontal

zéro. |

on portant

division ne lunette est cercle (fig. 2).

Terre

Démonstration de la COURBURE de la

Un navire s'approchant de la côte, tel qu'on l'aperçoit dans une longue-vue

dans S S G a- | > 1 1 ; & “ coinci liam ercl I 1l s vise pas 1\ 11 | o S ser la | 1 o { Le x S nI T m 1e ia 1DDI 1 l'e I supposa le-c1 sphériq En etiet figure 3 montré ] si | ha r A l : -dessus de la surf SIN LE mes | oO sUI I livis 1 C o I 1 nentalre] 11] tous les éler its du triangk rectangle OTS, car celui-ci a comme côtés de l'angle aig d'une part le ravot la t O T, qui s'exprime par les boler, d'autre partce rayon aug menté de la hauteur À du point de vue, R + À. La mesure de l'angle a, que l’on appelle la dépression de l'horizon, permet de calculer le rayon de la Terre, en supposant celle-ci sphérique, à l’aide de la formule simple : R R + h) cos a On mesure l’angle a à l’aide du __90 S 7 = ASIE DA DS h PQ ne LÀ É = + x / \ + + f ] / Ê \ 7) / \ |

se Le MESURE du rayon de zon.,

FIG. 2 F1G.3. — Premiere

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