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déterminer la distance de la Lune à la Terre. On choisit pour base la distance entre deux points situés à peu près sur le même méridien : par exemple, Berlin et le cap de Bonne-Espérance (fig. 81). Au moment où la Lune passe au méridien de ces deux lieux, on détermine les angles correspondant aux angles a et b de notre opération topographique. D'autre part, la distance qui sépare les deux stations est connue géographiquement. On peut donc calculer, de la sorte, la distance de la Lune à la Terre, et on trouve ainsi que cette distance est égale à soixante fois le rayon de la Terre ou à trente fois son diamètre.
Ainsi, la Lune n'est séparée de la Terre que par une distance qui serait comblée en mettant bout à bout trente globes identiques au globe terrestre, ce qui ferait la distance de 38% 900 kilomètres, mesure de l'intervalle qui nous sépare de notre satellite. Toutefois, comme l'orbite de la Lune est elliptique, cette distance varie légèrement et peut arriver à Ja valeur minima de 396 700 kilomètres.
Du même coup, on a déterminé ce que l'on appelle la parallaxe de la Lune, c'est-à-dire l'angle sous lequel un observateur, placé au centre de la Lune, verrait le rayon de la Terre.
Cette parallaxe n'est pas tout à fait égale à un degré ; elle est exactement de 57 minutes (valeur moyenne) et, suivant les distances variables des deux astres, elle oscille entre 54 et 61 minutes.
Mais on peut la déterminer plus simplement qu'en organisant une double expérience en deux points de la Terre éloignés l'un de l’autre, à l'aide d'une mesure faite en un seul lieu, en observant la durée de visibilité de la Lune quand elle est audessus de l'horizon.
A cet effet, supposons-nous placés à l'équateur, en un point A de la Terre (/ig. 88). Etant donnée la proximité de la Lune, on ne peut pas admettre que l'horizon théorique À hk’ coincide avec l'horizon réel H H' qui s'obtient en menant le plan tangent à la sphère terrestre au lieu A de l'observation. Donc, quand la Lune fera son tour autour de la Terre, au lieu de la voir pendant qu'elle décrira la demi-circonférence [M {, nous ne la verrons que pendant qu'elle décrit l'arc plus petit, L'M L. Or, la pendule astronomique nous permet de mesurer cetemps avec précision et on trouve qu'ilest égal à onze heures 52 minutes. On en déduit que la Lune mettrait 8 minutes à parcourir les deux arcs L Let L'{', soit 4 minutes pour chacun d'eux, et on en
F1G. 87. — Détermination de la PARALLAXE lunaire.
FIG. 88. — Parallaxe horizontale.
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Sud