ZONES ET RÉGIONS CÉLESTES
Au N. de la Voie Lactée . Dans la Voie Lactée . . .
en ;t amas
nébuleuses stellaires réunis.
en amas stellaires.
en nébuleuses irréductibles.
Au S. de la Voie Lactée .
Dans le Grand-Nuage . .
Dans le Petit-Nuage . . .
La signification des nombres donnés par ces tableaux n'est pas douteuse.
En ne considérant d'abord que les nombres absolus donnés par le premier tableau, il est visible que les amas stellaires, globulaires ou autres, se trouvent en plus grand nombre dans la Voie Lactée que dans le reste du ciel, boréal ou austral ; tandis que le contraire se pi-ésente pour les nébuleuses, peu nombreuses dans la Voie Lactée, et fort répandues dans les deux autres zones. Sous ce rapport, les deux nuées magellaniques participent à la constitution de ces dernières, et sont
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aussi plus riches en nébuleuses qu'en amas. Mais, comme les aires occupées par ces différentes régions célestes sont fort inégales, il est plus instructif de comparer les densités relatives ; c'est ce^ que permet le second tableau, où l'on a pris pour unité, dans chaque colonne, la densité du ciel tout entier. La première colonne, où nébuleuses et amas se trouvent
Fig. 341. Courbes de distribution des nébuleuses, d'après M. Cleveland Abbe 1° suivant les ascensions droites: 2" suivant les déclinaisons.
confondus, ne donne qu'une simple indication; c'est que l'hémisphère boréal est plus riche que l'hémisphère austral, si l'on fait abstraction des deux Nuées de Magellan, et aussi que la Voie Lactée elle-même. La comparaison des deux dernières colonnes est plus significative. Elle prouve que la région de la Voie Lactée est quatre fois aussi riche en amas et nébuleuses stellaires que la zone boréale, et plus de six fois autant
que la zone australe ; elle dépasse même à ce point de vue l'une et l'autre des nuées magellaniques. Au contraire, la Voie Lactée est très-pauvre en nébuleuses, tandis que les régions extérieures, celle du nord notamment, prennent sur elle, à cet égard, une supériorité marquée.
La Voie Lactée a, en plusieurs points, une largeur supérieure à 10° ; M. Abbe a donc jugé intéressant d'étendre cette largeur à 30° et de voir comment se répartissent encore, dans cette hypothèse, les amas et les nébuleuses. Nous extrayons seulement de son tableau les nombres relatifs aux trois régions principales, en mettant de côté ceux des Nuées, qui ne changent point. En voici le résumé :