‹ Le ciel; notions élémentaires d'astronomie physiqueChapitre 194 sur 214 · PASSAGES DE LA TLANÈTE MERCURE SUR LE SOLEIL · texte numérisé non relu

PASSAGES DE LA TLANÈTE MERCURE SUR LE SOLEIL

On donne le nom de passages aux petites éclipses partielles, d'ailleurs généralement invisibles à l'œil nu, qui proviennent de l'interposition des planètes inférieures entre le Soleil et la Terre. Quand Mercure, Yénus se trouvent à leurs conjonctions, c'est-à-dire quand la longitude de leurs centres est égale à celle du centre du Soleil, il arrive le plus souvent que leur latitude n'est pas nulle, c'est-à-dire qu'elles se trouvent" à une certaine hauteur au-dessus du plan de l'écliptique, et même, généralement, que cette hauteur surpasse le demi-diamètre du Soleil. Dans ce dernier cas, il n'y a point passage; c'est l'inclinaison des plans de leurs orbites sur l'écliptique qui en est cause, et la raison est' la même, comme il est aisé de le comprendre, que celle qui empêche la Lune d'éclipser le Soleil à chacune de ses conjonctions.

Pour qu'il y ait passage, il faut donc que l'instant de la conjonction soit assez voisin de celui oii la planète passe à l'un de ses nœuds, pour que la portion de trajectoire décrite aille couper le disque solaire, ce qui a lieu, alors, suivant une corde d'autant plus grande que le passage de la planète à son nœud est plus rapproché du moment précis de la conjonction.

En comparant les orbites de Mercure et de la Terre, on voit que les nœuds de Mercure se trouvent sur un diamètre qui correspond aux positions de notre planète vers le 5 mai, d'une part, vers le 7 novembre de l'autre. C'est donc dans les mois de mai et de novembre que doivent avoir lieu les passages de Mercure. Or, supposons qu'une telle coïncidence ait lieu, c'est-à-dire que le passage au nœud se fasse précisément quand la TeiTe a même longitude que le nœud, ou une longitude assez rappro-

UJ s

al =:

Page 1