‹ Le ciel; notions élémentaires d'astronomie physiqueChapitre 25 sur 214 · PROTUBÉRANCES SOLAIRES · texte numérisé non relu

PROTUBÉRANCES SOLAIRES

Vues pendant l'éclipsé totale du 18 juillet 1860, d'après les dessins de Warren de la Rue.

L'ATMOSPHÈRE DU SOLEIL

courte durée d'un phénomène aussi rapide que la totalité. C'est à un savant anglais, M. ^^'arren de la Rue, qu'est due la première application de la photographie aux éclipses, et c'est d'après les belles planches de sa notice sur l'éclipsé du 18 juillet 1860, que nous avons fait reproduire un fac-similé

rig. 37. Aigrettes lumineuses et protubérances de l'éclipsé totale du 18 août 1868. D'a|irés les dessins faits à Wha-Tonne par .M.M. Bordes et Olr; . (Expédition française.)

des protubérances alors observées.^ à deux instants différents de l'observation (planche VII).

Mais que sont les protubérances? Sont-ce des montagnes, ou des nuages, ou des flammes?

On les considéra d'abord comme des montagnes reposant sur la photosphère, montagnes gigantesques puisque, selon les mesures prises en 1842, la plus faible évaluation eût donné mic hauteur verticale de 19 000 lieues. Mais il fut dès l'abord

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évident qiie cette dénomination était impropre. Certaines protubérances ressemblaient bien à des monts surmontés de pics ; mais d'autres se montraient comme des colonnes inclinées, o])liques à la surface de l'astre, ou môme en surplomb ; d'autres encore étaient entièrement détachées, comme des nuages flottant dans l'atmosphère de la couronne ^ .

Les éclipses totales de 1851, de 1858, de 1860, de 1865 ajoutèrent de nouveaux matériaux, sans permettre d'aller plus loin dans la voie des explications. Mais en 1868, la spectroscopie s'ajoutant aux investigations télescopiques et à la photographie, a fait faire un pas de plus, un pas décisif, à la question. C'est ce que nous allons voir dans le chapitre suivant.

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