‹ Le ciel; notions élémentaires d'astronomie physiqueChapitre 82 sur 214 · Y II · texte numérisé non relu

Y II

. - - DISTANCI DIMENSIONS.

De la région du monde solaire où nous venons de voir que circulent les plus petits astres de notre système, nous passons sans transition à la plus volumineuse de toutes les planètes, au colossal Jupiter.

A l'œil nu, Jupiter apparaît comme une étoile de première grandeur, dont l'éclat, variable avec sa distance à la Terre, rivalise quelquefois avec celui de Vénus, et est assez grand pour donner des ombres aux objets ; avec cette restriction toutefois que l'observation demande à être faite dans une cbambre obscure, et à une époque voisine de l'opposition de la planète. Sa lumière est calme : elle ne scintille que dans des cas très-rares. Mais si, pour l'examiner, on vient à se servir d'une lunette un peu puissante, le point lumineux se change par le grossissement en un disque nettement terminé, le plus souvent accompagné de trois ou quatre petites étoiles qui oscillent en des temps assez courts autour de la planète centrale : ces quatre étoiles sont les satellites de Jupiter. Vénus, Mercure et Mars, nous l'avons vu, sont privés de compagnons ; la Terre n'en a qu'un. Jupiter, avec ses quatre

lunes, que la puissante attraction de sa masse oblige à circuler autour de lui, va donc nous présenter le spectacle d'un petit monde, analogue au monde solaire dont il fait partie, et qu'il semble reproduire sur une plus petite échelle.

Jupiter accomplit sa révolution autour du Soleil en un peu moins de 12 années (11 ans 314'76 ou 4332.6 jours moyens terrestres). L'orbite qu'il décrit dans cette période est une ellipse dont l'excentricité, égale à 0.048, est ainsi près du triple de l'excentricité de l'orbite terrestre, et dont le plan est trèspeu mcliné sur le plan de l'écliptique (de 1" 18' 40"). Il résulte de ces données que les distances moyennes et extrêmes de Jupiter au Soleil sont les suivantes :

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