LES SATELLITES DE JUPITER
C'est un spectacle merveilleux, quand on observe Jupiter avec une lunette d'une suffisante puissance, que de voir le magnifiqiie globe de la planète entouré de quatre très-petites étoiles
Fig 158. Jupiter acco;:iiagiié do SCS qi;atrG salcUiles.
oui en sont les satellites. «Non-seulement de nuit en nuit, dit Webb.mais d'heure en heure, on a les yeux charmés par leurs mouvements incessants; leurs orbites se croisent en avant ou
en arrière; et ces planètes en miniature s'atteignent, se dépassent, se réunissent, se cactient et s'éloignent les unes des autres en formant le plus curieux et le plus interminable dédale. » C'est à Galilée (7 janvier 1610) qu'on doit la découverte des quatre satellites de Jupiter, et la première détermination
Fig. 159. Oib i tes des satellites de Jupi 1er.
des durées de leurs révolutions autour de la planète centrale. Invisibles à l'œil nu\ ils apparaissent dans une lunette de faible
1. La visibilité à l'œil nu des satellites de Jupiter, du 3' surtout, le plus lumineux, est un fait établi aujourd'hui, mais seulement pour des vues exceptionnelles, et dans les plus favorables circonstances. C'est surtout l'éclat et le voisinage de Jupiter qui rendent ce genre d'observation difficile; en masquant la planète, ou en éteignant artificiellement les rayons divergents qui font surtout de Jupiter une fausse lumière où sont noyés d'aussi faibles points lumineux, beaucoup de personnes arriveraient à les distinguer à l'œil nu. (Voyez sur ce point Arago, Astronomie populaire, I et IV ; et Webb, Celestial abjects for common télescopes.)
Les satellites de Jupiter suivent, dans leurs mouvements, les lois qui régissent les mouvements planétaires. L'analogie de ce système en miniature avec le système solaire n'a pas peu contribué, dès qu'il fut connu, au
puissance comme de petites étoiles qui oscillent de part et d'autre du disque de Jupiter, le plus gros d'entre eux ayant à peu près l'éclat d'une étoile de sixième grandeur.
Les orbites que décrivent les satellites sont des courbes peu différentes du cercle et dont les plans n'ont qu'une très-faible inclinaison sur l'équateur de Jupiter. Voici, avec les noms mythologiques sous lesquels on les désigne quelquefois, quelles sont les durées des révolutions et les distances des satellites au centre de la planète :