‹ Le ciel, séjour des élus [microforme]Chapitre 44 sur 67 · TENUE · texte numérisé non relu

TENUE

iarché. Cet homme entendit la prédication de Paul: et Paul arrèfant les YEUX sur lui et voyant qu'il avait la foi qu'il serait guéri. il lui dit à haute voix: Levez-vous, ténez-vous droit svr vos pieds. Aussitôt il se leva en Sautant (d'allégresse) et se mit à marG.er. Le peuple ayant vu ce que P 1 avait fuit, i's Clevèrent la voix et dirent en langue lycaonienne: Ce sont des dieux qui sont

descendus vers nous sous la forme d'hommes...

Et ils voulaient leur offrir des victimes comine à des dieux... En ce même temps quelques Juifs d'Antioche et d'Icone ctant survenus, zagnèrent le peuple: et ces mêmes hommes qui, quelques instants auparavant, voulaient leur offrir des victimes comme à des divinités, lapidérent Paul, et le trainèrent hors de la ville, croyant qu'il

était mort.

“Mais les disciples s'étant réunis autour de lui, il se leva et rentra dans Ja ville; et le lendemain i] s'en alla 1 Derbé avec Barnabé, Et après avoir annoncé l'Évangile dans cette ville-là, et Y avoir instruit vn grand nombre les personnes, les deux Apôties retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, affermissant les âmes des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c'est par beaucoup de tribulations qu'il üous faut entrer dans le

royaune de Dieu.”

Le chemin du martyre est un chemin qui conduit au ‘ ] l Ciel, directement. Personne ne peut faire sn plus grand

icte d'amour que de verser son sang pour la cause de

Notre Seigneur Jésus-Christ. Mais cette divine faveur n'est pas offerte à tous indistinctement. Toutefois, si nous voulons acquérir le ciel, sûrement, il nous reste le grand, le sûr, l'infaillible moyen de la PENITENCE.

O excellence de la vertu de pénitence ! “Notre Seigneur estime tant cette vertu que dans l'Évangile, il en parle avec éloge en toute occasion. Il la prêche partout à toutes sortes de personne. Lui, l'innocence même, il #e veut mener qu'une vie extraordinairement pénitente, pour nous faire sentir l'excellence de la vertu de pénitence et S0m grand mérite devant Dieu. Mons les Saints, entrant dans les vues de Notre-Seigneur, ont eu la pénitence en singulière estime. Pas un d'eux qui ne l'ait honorée et pratiquée; pas un qui n'ait accepté avec amour, en esprit de pénitence, toutes les épreuves de la vie, toutes les oceasions de se mortifier et de se vaincre. Ils savaient que c'est la pénitence qui détruit l'mpire du démon dans les âmes, pour y substituer le réyaume de Jésus-Christ. D'esclaves de Satan, elle nous fait enfants de Dieu; de coupables, elle nous fait justes: de victimes de l'enfer,

elle nous fait héritier du ciel, cohéritiers de Jésus-Christ,

et remplit de joie le ciel et la terre; elie brise 105 chaises et nous donne la couronne de justice ; elle nous vaut, avec

le pardon de nos fautes, la gloire éternelle!” (1):

La Sainte Eglise, notre Mère, dans les premier®

siècles du Christianisme, imposait à ses enfants, dans

(Gi) M. Hamon: Méditation, II. ut supra.

LA PÉNITENCE

certaines circonstances, de grandes pénitences. Comme

la plupart des chrétiens ne sont plus guère capables de

comprendre ces choses, avant de citer les grands exemples des Saints, nous croyons utile de dire ici quelques mots des anciennes pénitences Canoniques, par lesquelles les pécheurs devaient expier les peines temporelles dont ils étaient redevables envers la justice divine.

“Ces pénitences, comme les nôtres qui sont beaucoup plus légères, servaient sans doute à corriger les coupables, à reparer le scandale quand les péchés étaient publics, et à inspirer aux autres te salutaire crainte pour ces mêmes péchés ; mais leur but principal était toujours de Satisfaire à la justice de Dieu Four loutrage fait à Ja Majesté divine, loue les livres pénitentiaux de l'Eglise grecque et de l'Eglise latine, jes nombreux statuts des synodes ecclésiastiques, depuis les premiers siècles du christianisme, et toute la tradition catholique, attestent d'une manière irrécusable que, de tout temps, on joignait à l'absolution sacramentelle l'imposition d'une pénitence qui précédait ou suivait l'absolution. Combien maintenant ne nous paraïtront pas légères les peines actuelles imposées par la Sainte Eglise, si nous les mettons en regard des anciennes pénitences Canoniques. Voici quelques exemples de celles-ci, d'après les livres pénitentiaux :

“Celui qui avait consulté les devins devait faire cinq

années de pénitence. Celui qui avait blasphémé publique-

ment contre Dieu ou contre la sainte Vierge ou les Saints,

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