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devait pendant sept dimanches se tenir à la port: de l'église: et, le dernier dimanche, les pieds nus et une corde au cou ; pendant sept vendredis, il jenait au pain et à l'eau; chacun des susdits dimanches, : devait, selon ses moyens, nourrir deux où trois pauvres où ätt moins un; Si non, faire une autre OCUVre satisfactoire. En cas de refus, l'entrée de l'église jui était interdite. et après la mort, il était privé de la sépulture religieuse. Quiconque avait fait une oeuvre servile un dimanche où un jour de fête, devait jeuner at pain et à l'eau trois jours: ct celui qui avait transgressé le jeûne ecclésiastique, vi: jours: celui qui, dans le carème, avait mangé 4e la viande, sans un besoin urgent, était privé de la communion à Paques, et devait ce jour-là s'abtenir de tout aliment gras. Une malédiction prononcé par un fils contre ses paren était punie d'un jeûne de quarante jours au pain et à jeau, L'assassinat prémédité entrainait une pénitence pour toute la vie; j'assassin était obligé de se temi en dehors de l'église, et ne recevait la communion qu'à l'articte de la mort. La
fornication était expiée par trois années de pénitence, €t
j'adultère, par sept où dix années. Il Y avait aussi des
pénitences pOur des péchés moins graves : celui, par exempie, qui causait à l'église pendant l'office divin, devait jeûner deux jours au pain et à l'eau; une calomnie faite inconsidérément méritait aussi dix jours de jeûne au pain
et à l'eau ; une légère médisance, trois jours. “Quant aux pénitences publiques imposées pour des
crimes publics, nous Les trouvons déjà introduites au milieu
LA PÉNITENCE
du troisième siècle. Lorsqu'en Afrique, sous la perstcution de Dèce (249-251), un grand noribre de chrétiens äpostasiaient, on jugea nécesseire d'établir pour eux une discipline pénitentiaire, qui avait pour but de faire expier les péchés commis, et de convaincre les fideles de la bonne volonté du pénitent et de son sincère attachement à la foi. C'est donc en Afrique que parut d'abord la pénitence publique, avec ses quatre stations ou degrés de pénitence, tels que Saint Grégoire de Néocésarée les a décrits le premier, vers l'an 250. lle s'étendit ensuite
avec différentes variations, sur toutes !cs autres parties de
l'Église, et fut appliquée, non seulement au péché d'apos-
tasie, mais encore à d'autres péchés très graves commis publiquement, Les pénitents, comme nous l'avons indi-
qué devaient parcourir quatre degrés ou stations.
“Le premier degré était celui des “pleurants” (flentes): revêtus d'un cilice, la tête couverte de cendres, ils se tenaient dans un vestibule au devant de l'église, implorant les prières des fidèles qui entraient ; il leur était défendu d'assister à l'office divin. — La seconde classe renfermait les ‘“écoutants” {eudientes), appelés ainsi, parce que, séparés, comme les £atéchumènes, des autres fidèles, ils assistaient au bas de l'église, au commencement de la Messe et se retiraient après la lecture de l'Ecriture Sainte et l'instruction, — La troisième classe était celle
des “prosiernés' (substrati) dont la pénitence durait plusieurs années ; ils pouvaient s'avancer dans l'église jus-
qu'à l'ambon (jubé), et, après l'Evangile, l'évêque ou le: