‹ Le ciel, séjour des élus [microforme]Chapitre 57 sur 67 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

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SOMMAIRE Avant-Gout du Ciel.

SOMMAIRE, Extase: issement : doctrine, — Sainte Thérèse : Vision : :xtase Ravissement. — Marine d'Escobar, — Bse Jeanne-Marie. - Sainte Françoise Romaine, Bse Angèle de Foligno. — Sainte Catherine de Sienne, Vols aériens : Sairte Colette: Saint Pie:

rre d'Alcantara : Saint Joseph de Copertino.

L'oeil de l'homme n'a Point vu, ni son oreille entendu, ni son coeur imaginé le bonheur inconcevable et ineffable que Dieu 1ése:ve à ses élus dans la gloire de la récompense. Cependant il à plu à sa libérale bonté, tant il est

riche en miséricordes envers ceux qui l'invoquent et Je servent, de donner à quelques âmes privilégiées un avantgoût des splendeurs du Paradis. 1] a permis aussi que re-

ventes à la terre, elles nous révèlent dans leurs écrits, une Partie des enivrements qu'elles avaient éprouvés. Ce qu'elles nous ont dit n'est pas tout le ciel, pas plus qu'une: Peinture du feu n'est Je feu; mais du moins leurs révélations mettent à notre portée un peu des inimaginables joies et beautés de notre Patrie céleste, et nous font désirer plus vivement de les Possèder : nous encourageant ainsi à porter plus Sénéreusement notre croix de chaque jour et à inériter par l'exercice de la Prière, de Ja pénitence et de la vertu ce poids éternel de gloire qui doit Couronner avec une divine Surabondance nos combats et notre persévérance.

re

C'est pourquoi nous rapporterons ici plusieurs récits

merveilleux que nous emprunterors aux écrits des saints

que l'Eglise infaillible notre Mère a reconnus purs de

toute erreur, et conformes atiX enseignements de la Foi

révélée par son divin Maitre.

Nous n'oublions point cependant que les faits extraordinaires de ja vie des saints, extases, visions, ravissements, ne sont point ce qui a rendu les âmes chères à Dieu; mais l'humble prière, la rigoureuse pénitence, la discrète charité, j'olxkissance aveugle, à j'imitation de son Fils Jésus. voilà ce que nous devons d'sirer parce que

c'est par là que n"15 lui plaisons chaque jour davantage.

Nous ferons précéder n0$ récits de quelque: explications touchant Jes états où la bonté de Dieu place les âmes qu'il veut favoriser de ses communications intimes: L'extase et le ravissement ; explications que nous empruntons à un auteur approuvé et bien connu pour Son onction et Sa

science.”

Extase (1? — “,,, Le corps, quoique purifié par la pénitence, Est encore bien pesant pour j'âme. La personne attirée par Dieu en vient à présenter, non plus seulement je spectacle d'une personne endormie, mais d'une personne dont l'âme aurait quitté le corps: jes extrémités sont froi-

des, j'insensibilité des membres est constatée par les expé

)) M. Ch. Sauvé, gulpicien. Etats Mystiques. Paris vie et amat.

a ETATS MYSTIQUES

riences les plus douloureuses qui ne les affectent pas dans cet état. Tout cela vient de la forte application de l'âme : le COFDS n'a pas pu suivre, il est resté sans action ni sentiment. Tant que dure cet état, il semble que l'âme ne l'an:. me plus, ct, au bout d'une heure, d'une demi-heure, de cinq minutes, quand cet état vient à cesser, ces âmes trainent leur corps dans une Situation CXtrémement douloureuse, car il faut que le rapport normal avec le Corps se rétablisse, que la chaleur revienne, ainsi que toutes Jes fonctions qui n'étaient que suspendues, Puisque Ja per- Sonne n'était pas morte. De là vient que cet ctat s'appelle

erlace, sortie hors d'elle-même.

Rai issement — Bien que Souvent on emploie les mots d'ertase et d» rassement l'un Pour l'aütre, et que même Souvent l'on appelie Je ravissement du nom d'extase, il y a une différence entre ces deux états, il ne faut pas les confondre. La différence est profonde, quoique l'un et l'autre état Drocède d'un même principe, L'extase, c'est

l'immobilité, l'abandon de l'action de l'âme sur le Corps,

une insensibilité très grande, tandis que dans le ravissement, c'est l'attrait de la beauté céleste qui dégage l'âme du corps, non Plus par cette Séparation, Cette similitude de Mort, Mais d'une façon bien plus en rapport avec ce que nous sentirons au ciel quand nos SOrps Y seront rendus, et auront part à Ja félicité de l'âme, c'est-à-dire que nous ‘Prouverons une joie qui, bien loin de nous inspirer quelque sentiment douloureux, sera, au contraire, un bien-être, ine perfection de Plus pour nous. Dans le cas du ravisse-

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