‹ Le ciel, séjour des élus [microforme]Chapitre 9 sur 67 · VISION DE SAINT SAUVE · texte numérisé non relu

VISION DE SAINT SAUVE

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profond respect. M'étant placé au lieu que l'on m'indiqua,

je fus pénétré d'un parfum d'£'e douceur excessive, et

qui me nct-rit tellement que je n'ai encore ni faim ni

soif. J'entendis la voix qui disait: * Qu'il retourne sur la terre, Car il est nécesaire à nos églises”; mais je ne

pouvais voir celui qui parlait. M'étant prosterné sur le

ais en Lemissant :

! Seigneur, pourquoi

r'avoir fait connaitre ces choses si je dois en être privé? otà qu'aujourd'hui je suis rejeté de devant votre face

pour retourner dans un monde fragile. Je vous en supplie, ne détournez pas de moi votre miséricorde, mais

laissez-moi habiter ce lieu, de peur qu'après lavoir qu

ne périsse." Et la voix qui avait déjà

car je suis ton gardien qu'a ce que je te

econduise 101.

J'atteste le Dieu Tout-luissant que j'ai entendu de

la propre bouche de Sauve ce que je viens de raconter,”

ire de Tours, en terminant ce récit (1).

La vénérable Jeanne Flameng.Ve monastère de

Beauoré, de l'Ordre de Citeaux, près de CGrammont en

Belgique, à garde longtemps le souvenir d'une de ses { morte le 3 avril 1450. Elle S'appelait Jeanne Flameng: et 1 ï WONS ft eu de choses de sa vie

\f: ibrès son passag ernit heures

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(1) Vie des Saints.—Collin de Planey.

tant de gloire, après avoir négligé tant de petits devoirs ? La Bienheureuse répondit: * Les jugements de Dieu sont autres que les jugements des hommes. Dieu nous laisse les imperfections pour nous contenir dans l'humilité.” La soeur la pria alors de lui faire comprendre le bonheur du ciel. “ Je ne le pourrais pas, dit l'âme. Si le firn ment était un parchemin, la mer un encrier, toutes les plantes légères des plumes, et si toutes les mains qui sont sur la terre voulaient écrire toutes les merveilles des Cieux, elles n'y parviendraient pas."

Alors, comme la Soeur du ciel tenait constamment

sa main droite sur sa poitrine, la Soeur de la terre lui

demanda pourquoi elle gardait cette position, C'est,

répondit-elle, que je couvre ainsi une pierre qui vous

éblouirait, et qui m'a été donnée pour ma constante

lévotion envers la Très-Sainte Trini Et l'apparition s'évanouit (1).

Saint Léonard: | r'oyage au Ciel — Le célèbre missionnaire, dans son sermon sur le Paradis, au com-

mencement de son excrde, débute ainsi: * Le peuple fit

bien de rester au pied de la montagne ct de laisser Pierre, Jacques et Jean accompagner seuls le Sauveur jusqu'au ; le

sonnmet. Î n'appartient pas à tout le monde de fixer le

tbloui. Cette gloire, dont l'évangile de ce

jour nous montre un reflet dans la Transfiguration de

(1) Vie des Saints. —Collin de Plancy.

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