‹ Le ciel sur la terreChapitre 111 sur 120 · NICOLAS DE FLUE · texte numérisé non relu

NICOLAS DE FLUE

« Les habitants d'Underwald ayant appris que Nicolas de Flue ne vivait que de la sainte Eucharistie, voulurent s'assurer de la vérité de ce miracle. Pendant un mois, ils occupèrent tous les passages <jui conduisaient à sa cabane, et furent eniin convaincus que non-seulement on ne lui avait porté

aucune nourriture pendant ce temps, mais qu'aucun homme n'avait pu arriver jusqu'à lui. Cependant l'évêque de Constance, ne se trouvant pas encore satisfait, envoya près du solitaire son évèque suffragant. Celui-ci, étonné de le trouver si vigoureux après une si longue abstinence, lui ayant demandé quelle vertu il préférait à toutes les autres, ^'icolas lui répondit que c'était l'obéissance : sur quoi l'évêque lui ordonna aussitôt de manger un pain qu'il lui présenta. Le solitaire obéit; mais, à peine avait-il mangé la première bouchée qu'il éprouva des vomissements très-violents, et il lui fut impossible de continuer à manger. L'évêque de Constance, ne croyant pas encore au récit de son suffragant, voulut s'assurer par lui-même de la vérité des faits. Il se rendit donc auprès de Nicolas, etilJui demanda comment il pouvait vivre ainsi sans manger. Le frère lui répondit que lorsqu'il assistait à la messe, ou qu'il prenait la sainte Eucharistie, il sentait une force et une douceur qui le rassasiaient et lui tenaient lieu de nourriture. »

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